Alors que les élections aboutissent à placer en tête des Trump ou des Bolsonaro, et que les échéances européennes paraissent configurées pour un match faussé entre libéraux et illibéraux, peut-on, et si oui faut-il, sauver les démocraties libérales d'elles-mêmes ?
Le comité de la Banque de Suède a attribué son prix d’économie à Paul Romer et William Nordhaus, deux penseurs qui bousculent les idées reçues, sans revenir sur le dogme de la croissance.
Les militants communistes ont acté le départ de leur équipe dirigeante, dont Pierre Laurent, lors d'un vote dont le résultat a été publié samedi 6 octobre. C'est une première dans l'histoire du PCF. La ligne « identitaire » qui sort victorieuse pourrait faire les affaires de la France insoumise.
La Ve République, 60 ans d’âge, est-elle à l’agonie ou bien vivante ? Les deux à la fois, comme les morts-vivants. Réduite à l’état de zombie, elle s’est retournée contre les finalités que lui avaient assignées ses fondateurs et contre ceux qui, à gauche, ont voulu la réformer. Elle se survit à l’état de mythe qui, loin de protéger le président, l’expose au discrédit.
Brett Kavanaugh, le juge conservateur accusé d'agression sexuelle par plusieurs femmes, a remporté samedi 6 octobre le vote du sénat et va donc entrer à la Cour suprême. Une partie du pays est révulsée. L'autre a ce qu'elle voulait: un ultra, susceptible de faire basculer la Cour suprême à droite pour des années. À un mois des élections de mi-mandat, la guerre culturelle entre les deux Amériques est totale.
Vue d’Europe, l’extrême droite latino-américaine a souvent été perçue comme une vulgaire affaire de képis et de matraques au service des États-Unis. Au Brésil, où Jair Bolsonaro est donné en tête du premier tour de la présidentielle dimanche, ce sont plutôt les rapprochements avec les extrêmes droites européennes qui semblent pertinents.
De la France insoumise au PS, plus personne ne veut d’une Ve République jugée à bout de souffle. Mais il reste à résoudre cet insoluble paradoxe : pour espérer changer les institutions, il faut d’abord conquérir le pouvoir, et donc s’y conformer.
Les trois grands plans du quinquennat sur la formation, la santé et la lutte contre la pauvreté, ont tous fait l’objet d’annonces budgétaires ambitieuses. Mais dans le projet de budget 2019, les milliards d’euros promis sont loin d’être présents. Au mieux, on prend dans une poche pour remplir l’autre.
Les banques estiment qu’elles n’ont pas coûté un euro aux finances publiques lors de la crise financière de 2008. Dix ans après, cet argument ne semble plus tenir et la facture totale des erreurs des banques s’annonce très lourde.