Analyses

  • Devant le tribunal: la science politique injuriée!

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    Lundi, un tribunal de police de Paris aura à connaître d'une affaire d'injures privées et de diffamation non publique qui oppose un professeur de science politique à un autre. Derrière ces plaintes de Pascal Perrineau (photo) contre Olivier Fillieule, ce sont de graves questions déontologiques qui se posent sur le mode d'intervention des chercheurs dans l'espace public.
  • Licenciements : Hamon se plaît à réveiller les fantômes du PS

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    «Rétablir une forme d'autorisation administrative pour les licenciements boursiers.» Le porte-parole du PS et animateur de l'aile gauche du parti, Benoît Hamon, veut réanimer le vieux mécanisme supprimé en 1986. La direction du parti ne le suit pas, Martine Aubry s'étant, il y a dix ans, fortement opposée à un tel dispositif. Mais Hamon y croit-il vraiment? Pour celui qui tente d'ancrer le parti à gauche, il s'agit surtout d'envoyer un signal, en insistant là où ça fait mal : les renoncements successifs des années Jospin. Il peut ainsi préparer les batailles à venir contre l'autre aile de la majorité du PS, mélange hétéroclite de «jospinistes» et de «fabiusiens». Lire aussi:

  • Conseil européen: Angela Merkel pardonnera-t-elle à Sarkozy l'infidèle?

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    Menu chargé pour ce dernier conseil européen de la présidence française qui s'ouvre, jeudi 11 décembre, à Bruxelles. En plats de résistance: le plan de relance coordonné pour faire face à la crise économique, le paquet "énergie climat", la réponse institutionnelle des Vingt-Sept en attendant une ratification du traité de Lisbonne par les Irlandais et les Tchèques. Autant de sujets sur lesquels Allemands et Français se disputent jusqu'à remettre en cause la solidité du couple fondateur de la construction européenne.
  • Bernard Kouchner: volte-face, reniement et coup de poignard

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    Au moment où Rama Yade, secrétaire d'Etat aux droits de l'homme, est en froid avec l'Elysée, Bernard Kouchner sonne l'hallali contre celle qu'il ne supporte pas et dont il parle désormais au passé. Ce secrétariat d'Etat? «Une erreur», dit-il aujourd'hui. Et peu importe si cela vient contredire tous ses discours passés et, au passage, ceux du président de la République.
  • Immigration: Hortefeux à la manœuvre dans une Europe sous contrôle

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    L'adoption par les Vingt-Sept du pacte sur l'immigration et l'asile est considérée comme un succès par la présidence française. À l'heure des bilans, retour sur la manière dont Paris a imposé un texte à tonalité sécuritaire. De fait, partout en Europe, les législations se durcissent. En Italie, sur fond de tensions racistes, un délit d'immigration illégale a été créé. Le gouvernement britannique espère réduire les «flux» d'immigration grâce à un nouveau système à points. En Espagne, les socialistes allongent la durée de rétention des sans-papiers. En Allemagne, les autorités refusent d'ouvrir le marché du travail aux citoyens européens des pays de l'Est.
  • Le problème des pirates somaliens n'est pas en mer mais sur terre

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    L'Union européenne vient d'envoyer en grande pompe quatre navires de guerre pour sécuriser le transport maritime et dissuader les pirates dans le golfe d'Aden. Pourront-ils faire autre chose que des ronds dans l'eau, quand les causes de la piraterie proviennent avant tout de la situation de chaos qui prédomine en Somalie depuis dix-sept ans?
  • UMP: Xavier Bertrand, le «chouchou» de l'Elysée, est envoyé au feu

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    Il assume volontiers une ambition dévorante, ne masque pas ses mauvaises relations avec le premier ministre, François Fillon, et le président des députés UMP, Jean-François Copé, et il décrit volontiers sa ligne d'horizon: Matignon. Propulsé lundi à la tête de l'UMP, le ministre du travail, qui quittera le gouvernement en janvier, va d'abord devoir réveiller un parti majoritaire endormi et éviter une défaite aux élections européennes. Il pourra ensuite jouer des coudes et des phrases assassines pour se frayer une place au premier rang.
  • Les tribulations de l'Américain Hank Paulson en Chine

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    Au moment où on reparle, pour s'en inquiéter, d'une dévaluation du yuan, le secrétaire au Trésor des Etats-Unis, Henry Paulson, est en Chine pour une ultime visite officielle. L'ancien patron de Goldman Sachs, qui a fait de la relation Etats-Unis-Chine sa "chose", a laissé entendre que les affaires avec Pékin pourraient reprendre après son retour dans le secteur privé, début 2009. Intéressant.
  • L'Europe se relance en ordre très dispersé

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    L'Italie offre des chèques-cadeaux pour aider les plus pauvres de ses citoyens à payer leurs factures. La France privilégie l'investissement des entreprises. L'Allemagne ne veut pas trop dépenser. Le Royaume-Uni flambe et tourne le dos à l'anti-interventionnisme. Depuis plusieurs semaines, les pays européens agissent en ordre dispersé pour tenter de lutter contre la crise. Revue de détail, carte à l'appui.
  • Plan de relance: petit précis pour ne pas être dupe de Sarkozy

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    Nicolas Sarkozy doit annoncer son plan de relance, jeudi 4 décembre, à Douai (Nord). Prime à la casse pour doper le marché automobile, prime exceptionnelle pour les travailleurs pauvres, dispositions pour soutenir l'immobilier, cascade de mesures passagères pour venir en aide à la trésorerie des entreprises: les indiscrétions se multiplient sur le dispositif anti-crise. Mais derrière le plan de relance n'y a-t-il pas aussi, sinon d'abord, un savant plan de communication? Pour déjouer ce piège, Mediapart fait le bilan des promesses non tenues, des annonces faites à contretemps ou des erreurs dans le pilotage de la politique économique. Petit précis pour ne pas écouter idiot le discours présidentiel. Lire aussi: