Même la moutarde et les cornichons semblent frappés par la crise.Vendredi, le groupe Unilever a annoncé la fermeture de trois usines et la suppression de 265 emplois dans sa filiale Amora-Maille. Mais la société dijonnaise est-elle vraiment victime de la crise ou des errements stratégiques de sa maison-mère? Analyse.
Près de onze mois après que Nicolas Sarkozy eut sorti de son chapeau l'idée d'un audiovisuel public chamboulé avec une télévision sans publicité, la traduction législative de cette réforme improvisée est examinée par le Parlement. Si les déclarations de bonnes intentions n'ont jamais manqué envers le secteur public, chaque décision envisagée vise ou bien à favoriser le secteur privé, ou bien à ne lui faire aucun tort: de la fatwa présidentielle aux petits amendements entre amis... récit.
Si Ségolène Royal est arrivée en tête du premier tour de l'élection du premier secrétaire du PS, jeudi 20 novembre, avec 43,1%, Martine Aubry (34,5%) pourrait profiter du report des voix de Benoît Hamon (22,4%), qui a appelé les militants à «voter massivement» pour la maire de Lille. Mais la présidente de Poitou-Charentes a de son côté tiré avantage d'une mobilisation en hausse (59,9% de participation) et d'une petite moitié des suffrages de Bertrand Delanoë lors du vote des motions, auprès donc des proches de François Hollande.
On le pressentait, c'est confirmé. Il n'y aura pas de "nouveau Bretton Woods" après le sommet du G-20 de Washington et la France a perdu la bataille des institutions, comme le prouve l'appel au Fonds monétaire international à cohabiter avec le Forum de stabilité financière, un "machin" informel créé après la crise asiatique justement pour rogner les ailes de l'organisation aujourd'hui dirigée par Dominique Strauss-Kahn.
Ce week-end, à Reims, Ségolène Royal montait, pour la première fois de sa carrière, à la tribune d'un congrès du parti socialiste. Mediapart revient sur ses deux discours, très différents, le premier provocateur et humiliant pour le "vieux parti", le second plus rassembleur, mais creux. Deux textes qui résument, jusqu'à la caricature, le personnage politique. Qui révèlent, selon ses contempteurs, les menaces que Ségolène Royal, candidate, jeudi 20 novembre, au poste de premier secrétaire, fait peser sur l'identité même du PS. Lire aussi:Trois professions de foi, un appel
Cela devait être l'occasion d'une refonte complète du système financier international. Ce fut un sommet «historique», s'est félicité Nicolas Sarkozy, à l'issue de la réunion. A lire les cinq pages du communiqué final, les dirigeants du G-20 n'ont pourtant pas réussi à dépasser le stade des principes et des promesses. Très peu de chiffres, rien de bien concret, si ce n'est l'engagement de se revoir tous ensemble en avril prochain. G-7, G-20, même combat? A-t-on perdu en route la voix des pays du Sud? Comment en est-on arrivé là? Eléments d'explications.
Le congrès du parti socialiste n'aura donc servi qu'à entériner l'échec de Bertrand Delanoë à la succession de François Hollande au poste de premier secrétaire. Aucune synthèse, aucune orientation majoritaire mais une nouvelle semaine décisive, où les militants trancheront pour la première fois de l'histoire du PS entre trois candidats. Ils départageront Ségolène Royal, Martine Aubry et Benoît Hamon, jeudi 20 novembre, dans un scrutin à nouveau indécis. Avant un possible second tour le lendemain. Lire aussi:
L'amertume des partisans de Delanoë, un «micro-trottoir» de Michaël Hajdenberg
Portraits de 9 délégués isérois, par Mathilde Mathieu et Michaël Hajdenberg
Reims, l'œil de Mediapart, le photoreportage de Patrick Artinian
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Loin des traditions du parti socialiste et des exercices obligés du passé, les équipes des différentes motions ne sont plus tournées vers des synthèses artificielles ou stratégiques mais sont obnubilées par la présentation d'un candidat à l'élection du premier secrétaire par les adhérents, jeudi 20 novembre. Alors que les discussions du congrès de Reims, qui se poursuit samedi 15 novembre, s'engagent sur des scénarios de «prise de leadership». Même François Hollande a consacré le vote militant comme solution pour l'unité. Lire aussi:
Reims: le «blog à bloc» de Mediapart, l'actualité du congrès du PS minute par minute en direct et en accès gratuit, par Mathilde Mathieu, Stéphane Alliès et Michaël Hadjenberg
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Le "nouveau Bretton Woods" est mal parti. Le question majeure qui justifierait cette filiation historique, celle des taux de changes et des déséquilibres globaux, ne figure pas à l'ordre du jour. Autrement dit, alors que la maison brûle encore, on va s'occuper de choisir la couleur des rideaux, sans chercher à comprendre les causes de l'incendie. Rappel historique et analyse.
Pour le nouveau président des Etats-Unis, qui ne sera pas à Washington ce week-end, l'enjeu ne réside pas dans les tractations avec les Européens et le reste du monde. Il s'agit pour lui de savoir jusqu'où il pourra aller dans ses réformes intérieures. Et la pression du Congrès et des économistes de gauche qui poussent pour un nouveau New Deal commence à se faire sentir. Lire aussi:La dernière fête du roi Nicolas, l'analyse de Gérard DesportesL'Europe s'enfonce dans la récession, l'article de Laurent MauduitLe G-20 veut réformer l'économie mondiale mais oublie l'Afrique!, l'enquête de Ludovic Lamant