Alors que l’Office anti-stupéfiants est créé ce 1er janvier 2020 pour remplacer l’OCRTIS, les magistrats se méfient toujours d’une institution qui, selon eux, a continué à avoir « une gestion problématique des informateurs » malgré la mise en examen de certains de ses policiers. La police fait, elle, valoir des relations désormais apaisées avec la justice.
Le procureur de la République de Montpellier a requis le renvoi en correctionnelle de sept personnes impliquées dans l’attaque armée d’étudiants grévistes en mars 2018. Parmi elles, l’ancien doyen de la faculté de droit, soupçonné de « complicité » avec les assaillants, qui appartiennent à l’extrême droite locale.
Les fleurons de l’industrie hexagonale qui ont remporté ces dernières années d’importants contrats au Brésil sont désormais dans le viseur des magistrats anticorruption. Le consultant José Amaro Pinto Ramos (nom de code « Champagne ») est accusé d’avoir ventilé des pots-de-vin pour le compte des groupes français.
Prisé des Lyonnais pour ses prix abordables et sa qualité de vie, le quartier des Gratte-Ciel de Villeurbanne voit ses prix exploser mais échappe pour le moment à la gentrification, grâce à des choix politiques historiques et à une forte présence publique. Pour combien de temps ?
Le Zimbabwe traverse sa plus grave crise économique et sociale depuis dix ans. Il a absolument besoin d’un soutien de l’extérieur. Mais ayant des arriérés de paiement, il n’a droit à aucun crédit des Occidentaux. Or, pour certains citoyens, une partie de ses dettes sont « illégitimes » et devraient être annulées.
L’opposition au président vénézuélien Nicolás Maduro se joue aussi sur la scène musicale. Le chavisme a longtemps pu compter sur l’engagement d’artistes à ses côtés. Aujourd’hui, le rapport de force se renverse.
Les sorties du Mouvement Cinq Étoiles, au pouvoir en Italie, contre le franc CFA, ont tendu les relations entre Paris et Rome en début d’année. Mais cette polémique, en partie fondée, illustre aussi l’impensé colonial présent dans la politique italienne aujourd’hui – en particulier lors des débats sur l’accueil des migrants.
Le plus haut niveau de la Société générale a validé des montages dans des paradis fiscaux, le versement de commissions occultes exorbitantes et leur dissimulation, afin de permettre une vaste opération de corruption en Libye avec la dictature Kadhafi, selon une fuite de documents internes. L’un des principaux lanceurs d’alerte de la banque a été entendu par l’office anticorruption de la police judiciaire.
En mai dernier à Paris, une étudiante de 23 ans a passé plus de 30 heures en cellule de dégrisement et en garde à vue. Elle raconte avoir subi de graves humiliations, des blessures physiques et un vol. Pendant qu’elle était en cellule, son téléphone et sa carte bleue auraient été utilisés par des policiers au profit d’un site de paris en ligne. Plus de 500 euros ont été débités de son compte en banque. Le parquet a ouvert une enquête pour violences, vol et escroquerie.
Depuis la victoire de l’opposition sociale-démocrate à Istanbul, lors des municipales du 23 juin, la police turque multiplie les rafles contre les réfugiés syriens et les migrants clandestins, désignés comme les responsables de la défaite du parti présidentiel. Menacés d’un renvoi forcé vers une autre ville turque, voire vers la Syrie, les Syriens de la métropole vivent désormais dans la peur des expulsions.