Le ministre de la justice relaxé par un tribunal d’exception composé majoritairement de politiques ; le ministre du travail en procès tout en restant en fonctions ; l’ex-ministre du budget fraudeur fiscal qui veut revenir en politique : le mouvement de délitement du rapport que la démocratie française entretient avec l’éthique publique s’accélère.
Des bandes d’extrême droite multiplient les actions punitives visant migrants, Arabes et musulmans. Une violence raciste et islamophobe qui ne suscite pas de réaction politique et médiatique à la hauteur du danger qu’elle incarne.
Porter plainte : c’est l’horizon quasi unique offert par le gouvernement pour lutter contre les violences sexistes et sexuelles, à la veille de la journée de manifestation du 25 novembre. Le pouvoir le sait pourtant : si toutes les victimes se tournaient vers la justice, le système serait incapable d’y faire face.
Bruno Le Maire veut diminuer la durée d’indemnisation des chômeurs séniors pour atteindre le plein emploi. Une nouvelle attaque qui ne doit pas masquer la réalité : dégrader les droits des chômeurs, c’est choyer le patronat pour mieux affaiblir le monde du travail.
Après avoir imposé au pays une réforme des retraites honnie et des lois impopulaires, le président de la République prétend que l’heure n’est pas à la redistribution. Une position qui révèle le cynisme du chef de l’État en matière économique.
L’armée israélienne utilise dans la bande de Gaza une stratégie de guerre totale qui ne distingue pas les cibles civiles des cibles militaires et ignore délibérément le principe de proportionnalité de la force, fondements du droit de la guerre. En application d’une doctrine inventée il y a quinze ans par un actuel ministre de Nétanyahou.
La volte-face de Bercy sur les titres-restaurant n’est pas une première. Elle montre la désinvolture de l’exécutif face à une pauvreté en expansion. Pire, cette histoire révèle la tendance macroniste à considérer les plus modestes comme une variable d’ajustement budgétaire.
Sur le plateau de l’émission de Mediapart « À l’air libre », le porte-parole du gouvernement, Olivier Véran, a tenté d’expliquer la nouvelle doctrine de la majorité présidentielle sur les affaires, qui est en rupture totale avec les promesses du candidat Macron en 2017. Et c’est très inquiétant.
La taxe prélevée sur les concessionnaires d’autoroutes ne devait rien coûter aux usagers, selon le ministère des finances. Mais les sociétés autoroutières sont décidées à la répercuter intégralement sur les péages. Elles ont une arme fatale : les contrats signés en 2015 par Emmanuel Macron et Élisabeth Borne.
Que l’extrême droite ait pu parader dans une manifestation contre l’antisémitisme est une étape choquante de sa normalisation. Les failles de la gauche ne sauraient justifier la complaisance de toute une partie du champ politique et médiatique à l’endroit d’une force dangereuse.