L’assassinat d’Alexeï Navalny par le régime russe est un choc mais pas une surprise. Il illustre ce moment où un pouvoir criminel s’est transformé en un régime fasciste. La guerre contre tous et l’élimination systématique des voix dissonantes sont les conditions de sa perpétuation. Il est grand temps de réagir à un tel danger.
Quatre mois après les massacres du Hamas, le double standard à l’œuvre en Palestine historique catalyse un effondrement moral et politique mortifère. Une réalité qui affleure aussi dans l’hommage prévu mercredi par Emmanuel Macron aux victimes franco-israéliennes.
Avec la nouvelle hausse de 10 %, le prix de l’électricité a augmenté de plus de 40 % en deux ans et doublé depuis 2008. Cette augmentation s’inscrit dans les engagements d’austérité pris par le gouvernement auprès de la Commission européenne. Au détriment des plus précaires.
Dans son discours de politique générale, le nouveau premier ministre a présenté avec précision les contours de l’évolution interne du néolibéralisme qu’il incarne : répression sociale et autoritarisme.
Un bruit de guerre hante l’Europe, saturée de discours martiaux qui semblent appeler de leurs vœux un conflit sous couvert d’y parer. L’époque se rapproche de ces moments incontrôlables que furent 1914 et 1939, tandis que se gargarisent nos (ir)responsables.
L’affaire Oudéa-Castéra donne à voir un privé qui, perfusé d’argent public, pratique une ségrégation sociale systémique pour garantir l’entre-soi des élites. Jusqu’à affaiblir l’école républicaine.
Le président a choisi de politiser la question de la fertilité, qui relève de la santé publique, en la confondant avec le sujet de la natalité. Une nouvelle fois, il fait peu de cas du droit des femmes, cette fois de la liberté de disposer de leur corps.
Sept ans après son lancement, tous les avertissements émis contre le projet d’EPR britannique se révèlent exacts. Le chantier accumule retards et surcoûts colossaux. L’entreprise publique se trouve prise dans un piège mortel. Et ce par la volonté d’un seul homme : Emmanuel Macron.
Depuis trois ans, le pouvoir exhibe son volontarisme face au « séparatisme », au nom des principes républicains, de la laïcité et de l’égalité femmes-hommes. Celui qui est à l’œuvre à Stanislas, documenté par une inspection de l’État, n’a pourtant suscité aucune condamnation publique.
Comme d’habitude, tous les grands de ce monde y étaient. Pourtant, le 54e Forum économique mondial a renvoyé l’image d’un monde qui tourne à vide. Davos n’est plus la « Montagne magique », et ressemble de plus en plus à un sanatorium coupé de tout.