La plateforme offre à ses abonnés une série consacrée à Bernard Tapie. Un biopic qui relègue au second plan, quand il ne les passe pas sous silence, les scandales dans lesquels l’homme d’affaires a été impliqué.
La Coupe du monde de rugby en France s’ouvre dans l’enthousiasme. Près de trente ans après son tournant professionnel, ce sport et son image singulière n’ont eu de cesse d’être dévoyés entre affaires judiciaires en série, récupérations politiques grossières ou inconséquences médicales.
La France se replie sur elle-même. Dernier avatar de ses obsessions post-coloniales : la polémique autour de l’interdiction du port de l’abaya à l’école, qui se traduit par une suspicion généralisée à l’égard des musulmans, et plus précisément des musulmanes, et par deux défaites : celle de la laïcité et celle du droit des élèves à disposer de leur corps.
En prétendant que « la France, c’est 1 % des émissions mondiales », Emmanuel Macron reprend un classique de la droitosphère, qui ignore que la France est le 12e plus gros pollueur historique du climat. Cette forme de révisionnisme discrédite la parole présidentielle.
La ministre de l’intérieur britannique, Suella Braverman, se veut digue contre l’immigration illégale en raison de sa condition de fille d’immigrés légaux. Retour sur un jeu politique dangereux, fondé sur le dévoiement des origines au service de la réaction.
Dix ans après avoir expliqué que « Marine Le Pen [était] compatible avec la République », Nicolas Sarkozy propose désormais une gouvernance avec les « amis » d’Éric Zemmour. Malgré les défaites et les affaires, il continue de faire la leçon. Et poursuit son entreprise de normalisation de l’extrême droite.
Le président de la République est décidément de la vieille école. Tout à son projet de « reciviliser » une « partie de la jeunesse », il veut faire de l’éducation son « domaine réservé », en lui appliquant des recettes déjà datées.
La communication affligeante du gouvernement depuis le début de la canicule cache mal six années de procrastination climatique. Une inaction mortifère quand on sait que 33 000 décès dans l’Hexagone ont été liés à la chaleur entre 2014 et 2022.
Le gouvernement renoncera, avec le budget 2024, à son refus doctrinal des hausses d’impôts. C’est la reconnaissance humiliante de l’échec de sa politique. Mais ce changement n’annonce pas pour autant un tournant social.
La porte entrouverte à la diplomatie par la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest, après des semaines de déclarations menaçantes, et les dispositions au dialogue affichées par les États-Unis placent le président français dans une situation intenable.