Détenu en Libye, Abdallah Senoussi a été le cerveau de l’attentat contre le DC-10 d’UTA qui a fait 170 morts, en septembre 1989. Le nom du beau-frère de Kadhafi, alors numéro deux de l’Office de la sécurité extérieure, ainsi que ceux de plusieurs agents libyens, figurent dans les rapports inédits sur les préparatifs de l’opération. Ces éléments pourraient faire rouvrir l’enquête.
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Selon de nouveaux documents réunis par un élu de Tripoli, Thierry Herzog, l’ami et avocat de Nicolas Sarkozy, a offert, en novembre 2005, de faire annuler le mandat d’arrêt et la condamnation visant Abdallah Senoussi, le beau-frère de Kadhafi condamné à perpétuité pour l’attentat contre le DC-10 d’UTA en 1989. Il a été conduit à Tripoli par Me Francis Szpiner, l’avocat des victimes de l’attentat.
Alors que le président Donald Trump est sorti de l’accord sur le nucléaire iranien, Hollywood s’emploie depuis des années à construire l’image d’un nouvel ennemi qui remplace le méchant communiste : l’« Arabo-irano-musulman », un terroriste en puissance. Il arrive toutefois que quelques films échappent à la caricature.
Des Indiens croient pouvoir y faire la promotion de bombes à sous-munitions et de mines antipersonnel interdites. On y croise des délégations venues d’Arabie saoudite, un très bon client de la France, accusé de tuer des civils au Yémen avec des armes françaises : Eurosatory est l’une des plus grandes foires de l’armement au monde.
L’ancien directeur du Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF), Marwan Muhammad, a lancé début mai une consultation nationale des musulmans. Autofinancement des lieux de culte, imams français à leur image, place des femmes dans les mosquées, représentation des musulmans dans la société française : un besoin de renouvellement émerge chez les fidèles qui étaient présents à Rennes le 10 juin.
Pour l’universitaire américano-palestinien-jordanien Safwan Masri, auteur d’un ouvrage singulier prenant le contrepied de tous, la Tunisie est bien une exception dans le monde arabe. Mais ce n’est absolument pas un modèle reproductible, comme la Tunisie est partout célébrée, les autres pays du monde arabe n’étant pas réformistes et prêts selon lui à un tel avènement de la démocratie et ses valeurs. Son argumentation ne convainc pas la spécialiste de l’histoire intellectuelle et sociale du monde arabe, Leyla Dakhli.
Derrière les manifestations de ces derniers jours contre un plan de réformes fiscales et économiques se cache un risque plus profond pour le royaume hachémite : celui d’être abandonné par ses puissants parrains, qui permettent au pays de rester à flot.
En début de semaine, une partie de l’extrême droite et de la fachosphère s’est insurgée après le meurtre d’un jeune lycéen, Kevin, poignardé à Mourmelon. Le portrait-robot d’un jeune homme aux origines possiblement arabes a déchaîné les commentaires sur la délinquance « issue de l’immigration ». Avant qu’on n’apprenne que ce portrait-robot était faux.
Selon plusieurs sources diplomatiques, l’Arabie saoudite a prévenu qu’elle interviendrait militairement si le Qatar achetait des missiles russes S-400. Pour sa part, le cheikh Saïf Ben Ahmed Al-Thani, directeur du Bureau de la communication du Qatar, a déclaré que si son pays s’était plié aux exigences de ses voisins, cela aurait nui à la lutte contre le terrorisme et qu’il n’y aurait plus de médias libres dans la région. Un an après avoir éclaté, la crise autour du Qatar n’est pas près d’être résolue.
Pour la chercheuse Amélie Le Renard, le traitement médiatique français de la politique saoudienne en matière de droits des femmes ignore « tant la diversité des difficultés rencontrées par les femmes dans le royaume que la pluralité de leurs positionnements ».