Alors que les démocrates de gauche avaient massivement apporté leur soutien à l’ex-candidat Joe Biden, trois jours après son retrait, l’aile progressiste du parti n’est pas totalement ralliée à sa potentielle remplaçante.
Après plusieurs années de divisions, de boycott du processus électoral et de rendez-vous manqués, l’opposition apparaît unie pour l’élection présidentielle du 28 juillet. La popularité du président sortant, Nicolas Maduro, candidat à sa réélection, semble plus faible que jamais.
Longtemps considérée comme trop effacée, la vice-présidente est désormais vue comme la femme providentielle des démocrates. À plus de cent jours de l’élection, elle est le dernier rempart contre un retour de Donald Trump à la Maison-Blanche.
Pressé de toutes parts après plusieurs prestations catastrophiques, le président états-unien a annoncé dimanche 21 juillet qu’il ne briguerait pas un nouveau mandat face à Donald Trump. Il soutient sa vice-présidente Kamala Harris pour l’investiture démocrate.
L’ancien président américain cherchait à se donner une image plus modérée. Lors de son discours devant la convention nationale républicaine, jeudi 18 juillet, moins d’une semaine après avoir frôlé la mort, il a prouvé que c’était du vent.
La nouvelle droite américaine, qui irrigue toute la pensée de Donald Trump et de ses partisans, s’est réunie début juillet à Washington. L’objectif : préparer une future administration républicaine au service de leurs obsessions idéologiques. Parmi les participants, le sénateur J. D. Vance.
Donald Trump doit être investi candidat pendant le grand rassemblement du Parti républicain, qui s’ouvre lundi 15 juillet. Avec sa tentative d’assassinat, vue ici comme « le baroud d’honneur du Mal pour l’empêcher de revenir au pouvoir », il est attendu en messie.
L’ex-président a exhorté les Américains à l’unité, dimanche 14 juillet, au lendemain d’une tentative d’assassinat dont il a réchappé blessé à l’oreille et qui précipite dans l’inconnu une campagne présidentielle déjà sous haute tension.
Scruté pendant sa conférence de presse au sommet de l’Otan jeudi 11 juillet, le président américain a oscillé entre solidité et maladresses. Il a confirmé maintenir sa candidature à sa réélection tandis qu’une deuxième vague d’élus démocrates a appelé à son retrait dès sa descente de l’estrade.
Les évolutions politiques outre-Atlantique nous tendent un miroir – et réciproquement. L’électorat non diplômé, hors des grandes villes, y a été perdu par la gauche. Tandis que la droite a assis son hégémonie culturelle avec l’aide de médias complaisants sinon totalement acquis.
Deux jours après la catastrophe du débat manqué de Joe Biden avec Donald Trump le 27 juin, le Parti démocrate hésite entre la clairvoyance et la cécité volontaire. La peur de soudaines primaires incontrôlables le dispute à l’angoisse d’un crash annoncé.
Les deux candidats à l’élection présidentielle se sont affrontés jeudi 27 juin lors d’un premier débat télévisé dans lequel le candidat sortant s’est empêtré, sans pouvoir finir ses phrases, laissant son camp sous le choc. Et Donald Trump débiter ses mensonges.
L’ancienne maire de Mexico est devenue la première femme élue à la tête du pays, un symbole fort pour les féministes. Sa trajectoire témoigne du pari réussi du parti Morena, structuré par son travail de mobilisation et de politisation dans les milieux populaires.
Les Mexicains voteront dimanche 2 juin pour des élections fédérales et locales. Claudia Sheinbaum, qui fut la première maire de la capitale Mexico, devrait devenir la première présidente de la République et maintenir le pays à gauche.
Comment expliquer le soutien des évangéliques à l’ancien président, reconnu coupable dans l’affaire Stormy Daniels, du nom d’une actrice porno dont il a acheté le silence ? C’est que pour ces chrétiens blancs, la religion n’est plus une affaire de foi mais d’identité.
À Manhattan, les jurés sont parvenus à un verdict unanime en moins de 48 heures. Jeudi 30 mai, Donald Trump a été reconnu coupable de 34 chefs d’accusation pour avoir influencé l’élection de 2016 en soudoyant une actrice porno avec laquelle il aurait eu une liaison. Une condamnation historique, à six mois de l’élection présidentielle.