Jeudi, le tribunal judiciaire de Créteil s’est penché sur le sort de huit activistes de Dernière Rénovation, qui avaient bloqué l’autoroute A6 en octobre dernier. La justice les a condamnés à 35 heures de travail d’intérêt général.
Des retenues d’eau de plus en plus vides, et une agriculture intensive qui pompe l’essentiel des ressources : des militants s’inquiètent du risque d’un « effondrement hydraulique » de l’Espagne. Le gouvernement de Pedro Sánchez semble tiraillé entre son aile écolo et un ministère de l’agriculture qui refuse de tourner le dos à l’agro-industrie.
Ville en forte croissance de la banlieue de Phoenix, Queen Creek a besoin d’eau pour ses nouveaux habitants. Elle est allée la chercher dans une commune rurale, à 340 kilomètres de distance. La manœuvre provoque des inquiétudes dans un État, l’Arizona, en proie à la sécheresse.
Officiellement, la France soutient des objectifs ambitieux en matière de réduction des émissions du trafic commercial en mer, un secteur plus polluant que l’aérien. Mais dans les couloirs de l’Union européenne, elle chercherait à affaiblir le plan « climat » international pour le transport maritime, afin qu’il soit plus conciliant envers les industriels.
Il y a un an jour pour jour, le président Emmanuel Macron assurait le soir-même de sa réélection vouloir « faire de la France une grande nation écologique ». Mais le bilan depuis cette déclaration s’apparente plus à une politique de sabotage climatique qu’à une réelle réponse politique face à l’urgence d’un monde qui brûle.
Fabriqué à partir de pétrole, le plastique est en train de devenir la nouvelle façon d’engranger des profits pour les industries fossiles. TotalEnergies vient de s’associer avec Saudi Aramco, le plus gros pétrolier du monde, pour ériger un complexe pétrochimique géant en Arabie saoudite. Leur but : nous inonder de plastique, au détriment du climat.
Vivement critiqué pour avoir participé à un débat organisé par « Valeurs actuelles », le journaliste Hugo Clément s’est défendu en arguant que l’écologie doit dépasser les clivages partisans. C’est oublier que la catastrophe climatique est structurellement raciste.
Une large majorité d’eurodéputés a accepté mardi d’étendre le mécanisme du marché carbone au transport routier et au chauffage des bâtiments d’ici à cinq ans. C’est un texte clé du « pacte vert » européen voulu par la Commission. Mais nombre d’élus français à gauche s’y sont opposés.
Un rapport d’inspection interministériel sur la sécheresse de l’été 2022 appelle à respecter d’urgence les objectifs de sobriété fixés en 2019. Le « plan eau » de Macron, lui, les revoit à la baisse.
Avant même le premier rapport du Giec, le géant pétrolier a prédit avec précision les impacts de la catastrophe climatique si les groupes énergétiques continuaient de produire des énergies fossiles. Malgré cela, Shell a sciemment opté pour le « business as usual », conduisant aux résultats dévastateurs qu’il avait décrits.
Selon le nouveau rapport « Banking on Climate Chaos », une étude mondiale annuelle sur le financement des énergies fossiles, le Crédit agricole, BNP Paribas et la Société générale sont les principaux soutiens européens aux plus gros industriels pétro-gaziers, avec 15 milliards de dollars injectés dans le secteur en 2022.
Les députés Renaissance, Les Républicains et RN ont repris les argumentaires du lobby du secteur pour torpiller en commission un texte interdisant les écrans publicitaires. L’élu de la majorité Stéphane Buchou à la manœuvre de ce blocage est l’ex-directeur adjoint du premier réseau de panneaux numériques de France.
En déplacement sur les rives du lac artificiel de Serre-Ponçon (Hautes-Alpes), le président de la République a détaillé, jeudi 30 mars, un plan qui vise à réduire de 10 % la consommation d’eau française. L’agriculture y est globalement dispensée d’efforts de sobriété.
Le Giec édite, ce lundi, un résumé de ses études sur le changement climatique pour conclure son sixième cycle de travail, entamé en 2015. Cette publication vient montrer en creux l’inaction climatique des gouvernements comme des industries fossiles, au détriment des plus vulnérables.
Si la question climatique est quasi absente de la lutte contre la réforme des retraites, l’historien Renaud Bécot rappelle que l’idée selon laquelle les travailleurs ne seraient pas intéressés par l’écologie est une construction idéologique. Il revient sur un pan oublié de l’histoire du syndicalisme qui a très tôt pris en considération des revendications environnementales portées par les classes populaires.
L’hiver n’a pas été aussi sec depuis 35 ans. La faute à l’homme, qui dérègle le climat. Le niveau des nappes phréatiques est si bas qu’il pourrait mettre en péril les cultures du printemps et de l’été 2023.