Après l’annonce de ses orientations budgétaires pour désendetter la France, le premier ministre est sur un chemin de crête. Pour des raisons évidemment différentes, PS comme Rassemblement national, groupes charnières pour faire tomber le gouvernement, l’en menacent ouvertement : « Soit il revoit sa copie, soit il est censuré. »
À dix jours des annonces budgétaires du premier ministre, l’exécutif paraît plus que jamais en fin de course. La ministre de l’écologie accuse son collègue de l’intérieur de « courir derrière le RN », Macron appelle Bayrou à « diriger son gouvernement », et les oppositions menacent d’une censure à la rentrée.
Balayant les accusations de népotisme, Matignon a finalement tordu le bras du chef de l’État en imposant le fils de Marielle de Sarnez, Augustin Augier, au secrétariat général à la planification écologique.
Le président de la République est silencieux depuis l’attentat raciste perpétré dans le Var le 31 mai. Un mutisme révélateur de sa propre incapacité à combattre le fléau de la xénophobie. Mais en a-t-il seulement la volonté ?
Le ministre de l’intérieur pointe depuis samedi les « barbares » qui ont commis des violences après la victoire du PSG. Un vocabulaire déshumanisant, à l’arrière-goût raciste et colonial, qui n’a rien d’un dérapage. Bruno Retailleau sait ce qu’il fait et le président de la République le laisse faire.
Un rapport, très attendu, sur l’entrisme des Frères musulmans en France a été présenté mercredi en conseil de défense. Depuis des semaines, l’attention politique et médiatique se focalise sur le sujet, sous l’impulsion zélée du ministre de l’intérieur, conscient de l’avantage politique qu’il peut en tirer.
Le président de la République a passé trois heures sur TF1 mardi, sans rien annoncer de nouveau. Si la fin de son second mandat est à l'image de sa prestation, elle s’annonce terriblement longue pour un chef de l’État cantonné au rang de commentateur de la vie publique.
Le premier ministre répond mercredi aux questions de la commission d’enquête sur les violences dans les établissements scolaires. Une séance qui s’annonce inflammable. Matignon y travaille depuis des semaines… de même que les parlementaires, décidés à placer François Bayrou face à ses contradictions.
Depuis le crime de La Grand-Combe, l’exécutif peine à apporter d’autres débouchés politiques que des formules incantatoires sur l’universalisme et la République. Tel un symptôme de l’échec d’Emmanuel Macron et de ses soutiens à penser le racisme et les discriminations.
L’actuel chef de l’État s’oppose au retrait des décorations de Nicolas Sarkozy au nom du « respect » dû à l’ancien président. En janvier, la grande chancellerie de la Légion d’honneur affirmait pourtant à Mediapart que cette sanction était de droit.
Plusieurs ministres et hauts fonctionnaires ont alerté sur les risques financiers autour de la Conférence des Nations unies sur l’océan, qui se tient à Nice en juin. Déjà importante, l’enveloppe initiale de 47,7 millions d’euros ne suffit plus pour combler le budget de cet événement porté par le chef de l’État et Christian Estrosi.
Surnommé le « vice-président », Alexis Kohler a exercé pendant huit ans un pouvoir politique et économique sans précédent aux côtés d’Emmanuel Macron. Sa démission marque un tournant pour le camp présidentiel. Mais que va-t-il faire à la Société générale ?
L’interdiction du port du voile islamique dans les compétitions sportives fait l’objet d’une vive polémique au sein de l’exécutif. Pressé par les tenants d’une ligne dure, dont Gérald Darmanin qui a menacé de démissionner, François Bayrou a fini par se ranger à leur position.
Sorti du bourbier budgétaire, toujours en poste malgré six motions de censure, le premier ministre se prend à rêver de stabilité. Pour cela, il suit un triple objectif : figer le temps politique, neutraliser le PS en attendant son congrès et obtenir la bienveillance du RN. Au risque d’ancrer définitivement dans le pays les mots et les obsessions de l’extrême droite.
Le premier ministre a de nouveau affirmé, mardi 18 février, qu’il ne savait rien des accusations de violences sexuelles qui pesaient sur Notre-Dame-de-Bétharram. Il tente désormais de détourner l’attention sur la gauche, au pouvoir en 1997. Dans le camp présidentiel, la fébrilité grandit à mesure que l’affaire prend de l’ampleur.
À la veille d’un sommet international qu’il a personnellement coordonné, le chef de l’État tente de faire de la France une nation qui compte dans le domaine. Quitte à ignorer les appels à une régulation plus forte et à épouser la rhétorique de Mistral AI, leader français avec lequel il entretient des liens étroits.