Alors que les tensions avec Moscou sont croissantes, l’Ukraine peut compter sur près de 400 000 vétérans. Ceux-ci tentent de se reconstruire, malgré la guerre encore active, et sont prêts à repartir au front.
Alors que l’enquête policière sur les fêtes de Downing Street s’accélère, aucun des contre-feux allumés par Boris Johnson ne parvient à atténuer la polémique. Le mini-remaniement du début de semaine n’a pas convaincu. Son dernier atout pour tenir : l’absence de rivaux sérieux pour prendre sa place.
L’Association française des entreprises privées, qui représente 111 entreprises cotées en Bourse, tente de torpiller un texte européen sur la gouvernance des sociétés. Une rencontre litigieuse qu’elle a organisée avec un comité européen attire l’attention de députés sur le manque de transparence du lobbying.
Alors qu’Emmanuel Macron est à Moscou, analyse de la situation avec Marie Dumoulin, directrice du programme « Europe élargie » à l’ECFR, Anna Colin Lebedev, maîtresse de conférences en science politique, et Élie Tenenbaum, directeur du centre des études de sécurité de l’Ifri.
Dans un ouvrage très documenté, l’historienne Mary E. Sarotte retrace les occasions manquées d’une nouvelle architecture de sécurité en Europe, après la fin de la guerre froide. Des alternatives à l’impasse actuelle existaient, et les torts sont partagés quant à leur fermeture une à une.
Les projets sécessionnistes du dirigeant serbe Milorad Dodik nourrissent les craintes d’un nouveau conflit armé, en particulier parmi les Bosniaques. Pour d’autres, le plus grand danger que court le pays est qu’il se vide de sa population.
Le refus de la Commission européenne de rendre publics les échanges de SMS entre la présidente et le patron de Pfizer, durant les négociations de contrats pour des vaccins, prouve l’urgence d’une réforme de l’accès aux documents publics. Il risque aussi d’alimenter les théories complotistes sur les vaccins.
Le premier ministre sortant Antonio Costa a décroché dimanche la majorité absolue en sièges dont il rêvait, au détriment de ses anciens partenaires à gauche, tandis que le parti d’extrême droite Chega confirme sa solide dynamique : plus de 7 % des voix et 12 sièges.
Boris Johnson a souhaité samedi un déploiement « majeur » de troupes de l’Otan pour contrer une éventuelle invasion russe de l’Ukraine. Moscou veut toujours empêcher l’adhésion du pays à l’Alliance atlantique.
Entre le Brexit, un projet d’amnistie des crimes de guerre et des élections qui approchent, la nation britannique commémore une fois de plus le massacre du 30 janvier 1972 sans vraiment croire en des jours meilleurs.
Le président sortant, dont le mandat s’achevait le 3 février et qui ne comptait pas se représenter dans un premier temps, a été réélu samedi pour un second septennat en recueillant 759 voix sur 1 009 sénateurs, députés et responsables régionaux appelés à voter.
Lors des législatives anticipées qui se déroulent dimanche, le Parti communiste, tout juste centenaire, espère limiter la casse, malgré la poussée socialiste dans certains de ses bastions, dont l’Alentejo. En embuscade, l’extrême droite de Chega lorgne d’anciens électeurs du PCP.
Les législatives anticipées se dérouleront le 30 janvier sur fond d’explosion des cas d’Omicron. L’abstention pourrait grimper. Le premier ministre espère parvenir à gouverner sans l’appui de ses anciens alliés de gauche, mais le pari semble difficile.
Les bruits de bottes autour de l’Ukraine placent le monde en général et l’Europe en particulier face à une crise singulière : un exercice plein de bluff et de fureur digne de la guerre froide, mais dans un univers multipolaire instable et sans garde-fou.
Alors que les discussions entre Washington et Moscou avancent à petits pas, Kiev compte sur ses alliés. En premier lieu les Américains et les Britanniques, inquiets d’un putsch et d’une invasion possible. À Kiev, ce scénario est jugé « peu probable ».
Mercredi, à Strasbourg, Emmanuel Macron et ses adversaires politiques ont mené campagne pour la présidentielle française dans l’hémicycle du Parlement européen, sous l’œil médusé des eurodéputés étrangers. Le double discours du chef de l’État a éclipsé son discours sur l’Europe.