Le chef du gouvernement britannique se démène pour éviter un vote de défiance contre lui. Au-delà de fêtes clandestines organisées en plein confinement, d’autres affaires ont terni sa réputation depuis deux ans, et montrent l’emprise du secteur privé sur sa politique.
Malgré ses positions anti-IVG, la conservatrice maltaise a été élue mardi avec une large majorité – et les voix des eurodéputés LREM - à la présidence du Parlement européen. La droite dirige désormais presque toutes les institutions de premier plan au sein de l’UE.
Le Parlement, qui a reçu 110 000 contributions citoyennes, a commencé lundi l’examen du projet de loi introduisant la vaccination obligatoire générale. Le texte devrait être voté dans la semaine et entrer en vigueur en février, malgré les nombreuses réserves qu’il suscite.
Grâce au principe de « compétence universelle », la justice allemande a condamné jeudi 13 janvier un ancien colonel des services de renseignement syriens pour « crimes contre l’humanité ». Un autre agent avait été condamné en février. Un premier pas vers la reconnaissance des crimes du régime de Bachar al-Assad.
Le premier ministre britannique a avoué à la Chambre des communes ce mercredi avoir été présent à l’une des fêtes interdites organisées dans les jardins de Downing Street. Il y était bien présent le 20 mai 2020, pendant le premier confinement. Une faute qu’un nombre croissant de ses députés jugent impardonnable.
Avant Noël, les partis de la coalition du chancelier Olaf Scholz étaient en faveur de l’introduction d’une obligation vaccinale générale. Mais la progression du variant Omicron, la lenteur de la campagne de primo-vaccination ou les obstacles juridiques et pratiques ont fortement émoussé la volonté d’une majorité dont on ne sait plus vraiment quelles sont les intentions.
Quatre jeunes jugés à Bristol, ville du sud-ouest de l’Angleterre, pour avoir déboulonné et jeté dans les docks la statue d’Edward Colston, un ancien marchand d’esclaves encensé comme un héros local après sa mort, ont été acquittés par un jury. Un jugement salué par leurs soutiens et condamné par les conservateurs.
S’il est achevé un jour, ce sera le plus long tunnel ferroviaire au monde. À cheval entre Allemagne, Autriche et Italie, le chantier du tunnel du Brenner accumule les retards et les surcoûts. Il est pourtant au cœur de la stratégie de développement du fret ferroviaire en Europe.
À 85 ans, Silvio Berlusconi tente un énième retour pour devenir président de la République, tandis que l’actuel président du Conseil, Mario Draghi, est lui aussi candidat, à demi-mot.
Depuis l’arrivée au pouvoir, fin 2020, d’une coalition conservatrice, la Lituanie assure vouloir « défendre ceux qui se battent pour la liberté, de la Biélorussie à Taïwan ». Les relations avec Pékin n’ont cessé de se dégrader et le pays apparaît comme l’un des avant-postes de la coalition américaine visant à contenir la Chine.
« L’année européenne du rail » s’achève et les leaders politiques multiplient les déclarations d’amour pour le train. Mais les promesses cachent un sous-investissement chronique et une compétition acharnée entre opérateurs historiques. L’espace ferroviaire unique européen est encore loin d’exister.
Emmanuel Macron place la « souveraineté européenne » au cœur de sa présidence de l’UE, tandis que Varsovie conteste la primauté du droit européen... Entretien avec la philosophe Céline Spector, qui s’en prend aux réflexes souverainistes et se refuse à désespérer de l’Europe, dans un essai récent.
Ce devait être la plus grande mine de lithium d’Europe. Jeudi 23 décembre, Rio Tinto, le géant minier à l’origine de ce méga-projet, a annoncé sa suspension. La mobilisation citoyenne a porté ses fruits, à quelques mois d’élections cruciales pour l’autoritaire Aleksandar Vucic.
Outre-Rhin, le débat poussé par la France sur le nucléaire, présenté comme une énergie « verte », ne prend clairement pas. Le consensus se maintient autour du pari fait par le nouveau gouvernement que le passage direct au « tout renouvelable » est possible et sera à terme bien plus payant, même s’il implique des décisions douloureuses.
Les sept réacteurs nucléaires belges vont-ils bien fermer en 2025 ? Le gouvernement fédéral devait décider, mais il ne l’a pas fait. Dix-huit ans après l’adoption de la loi sur la sortie du nucléaire, le pays tergiverse mais se rapproche d’une sortie de l’atome... en s’appuyant sur du gaz fossile.
Paris semble peser davantage sur la machine bruxelloise que sous les mandats de Nicolas Sarkozy ou François Hollande. Mais l’exécutif peine toujours à construire des alliances pour contourner l’Allemagne, et les macronistes traînent une image d’arrogance qui leur colle à la peau.