Sollicité par le FN pour donner son parrainage, Philippe Pemezec, vice-président UMP du conseil général, maire du Plessis et ex-secrétaire départemental du parti, a refusé, tout en disant avoir voté Le Pen en 2002. « Et je peux vous dire qu'au Plessis, il n'y a pas beaucoup d'Arabes. Je fais très gaffe. » C'est ce que raconte Claire Checcaglini dans son livre.
Pendant huit mois, la journaliste Claire Checcaglini a infiltré le Front national et gravi les échelons du parti d'extrême droite. Mediapart publie les bonnes feuilles de son livre, Bienvenue au Front – Journal d'une infiltrée. Où islamophobie et racisme quotidien organisent les engagements militants.
Il faut malheureusement prendre au sérieux le Front national et sa candidate, Marine Le Pen. Solidement installé depuis un quart de siècle, ce parti d'extrême droite peut encore surprendre. Mediapart a donc mené l'autopsie de son programme. Proposition par proposition, nous vous présentons son décryptage ainsi que notre contre-argumentaire. En vingt fiches techniques, comment dire "Non" au FN.
Isolée, la présidente du FN tente de s'offrir une stature internationale en se rendant cette semaine aux Etats-Unis, avant des déplacements annoncés en Afrique francophone, en Russie, et dans plusieurs pays européens. Que dit-elle et qui voit-elle? Mediapart décrypte les contours de sa politique étrangère.
La déclaration de Jean-Marie Le Pen sur la tuerie norvégienne montre l'impossibilité pour sa fille de changer l'image du Front national. Depuis son émergence en 2002, Marine Le Pen se livre à un numéro d'équilibriste consistant à imprimer sa marque sans renier l’héritage politique paternel. Récit de dix années de tentatives de prises de distance.
Marine Le Pen en a assez d'entendre qu'elle «n'a pas de programme». La chef de l'extrême droite braconne ces jours-ci sur les terres de la «démondialisation», ce concept flou qui connaît, en ces temps de crise, un succès fulgurant, enterrant ainsi le libéralisme anti-étatiste du FN historique. Du «grand amateurisme», pour l'économiste de la «démondialisation», Jacques Sapir.
Le candidat du FN est arrivé dans ce canton en tête au premier tour. En face, le PS et l'UMP sont démunis. Jeudi, le ministre François Baroin a passé une tête, pour justifier son refus d'un Front républicain.
D'où vient le conseiller «immigration» de l'Elysée, à qui on doit le discours de Grenoble? Enquête sur Maxime Tandonnet, pourfendeur du métissage, qui a fréquenté Chevènement, Pasqua, puis de Villiers. Et qui affirme que «la plupart des délinquants sont d'origine étrangère, relativement récente».
Cela ressemble fort à un passé qui ne passe pas. Alors que le secrétaire d'Etat chargé au commerce, Hervé Novelli, vient d'annoncer son intention de déposer plainte pour diffamation contre France 3 qui a récemment consacré un reportage à ses antécédents au sein de l'extrême droite, Mediapart publie une série de documents attestant les liens passés – et parfois même présents – de ce membre du gouvernement avec des mouvements et des figures de l'ultra-droite nationaliste française.
Moins présent dans les médias depuis ses derniers échecs électoraux, le leader du Front national a décidé de s'inviter dans le débat, à la veille du traditionnel défilé de Jeanne d'Arc. Tous les moyens sont bons pour faire la Une: interview scandale, vente de sa voiture blindée sur eBay. Mais les principaux responsables du Front national s'inquiètent de ces nouvelles provocations au moment où leur parti sombre corps et biens.
Jean-Marie Le Pen persiste et signe sur les chambres à gaz, «détail de l'histoire» de la Seconde Guerre mondiale selon lui. Dans un entretien accordé au magazine Bretons le 4 avril, et paru vendredi 25 avril, le président du Front national réitère ses propos de 1987 pour lesquels il a été condamné en 1991. Pour Mediapart, l'intervieweur revient sur cette rencontre.
Quelques mois avant de devenir membre du gouvernement, auquel il vient d'être maintenu, le député UMP Hervé Novelli rendait hommage depuis Neuilly-sur-Seine à l’une des figures de la collaboration sous l’Occupation et de l’ultra-droite française. Une affaire qui permet, en plein scandale UIMM, d’éclairer les connexions idéologiques entre le monde de l’industrie métallurgique et la droite extrême.