Dans une attestation détaillée, un ex-militant du GUD raconte la « haine maladive des juifs » de Frédéric Chatillon, ancien leader de cette organisation, devenu conseiller officieux de Marine Le Pen et prestataire du FN : liens avec Robert Faurisson et Dieudonné, dîners « hommages » à Hitler, « soirées "pyjamas rayés" », connexions avec le régime syrien.
Dimanche, la «Manif pour tous» défile à nouveau dans Paris. Très en avant dans cette mobilisation, candidate aux municipales et seule députée à porter le label FN, Marion Maréchal-Le Pen joue un rôle de premier plan dans l'entreprise familiale. Si elle compose avec une partie de la droite dans le Vaucluse, c'est une galaxie radicale ancrée à l'extrême droite, du GRECE au GUD, qui l'entoure et la conseille.
Dimanche, une cinquantaine d'associations défilent à Paris à l'appel d'un mouvement baptisé « Jour de colère ». Ce collectif se veut «apolitique» et «citoyen». Derrière, on trouve pourtant toute la nébuleuse de l'ultra-droite. Le mouvement est aussi soutenu par Dieudonné et les catholiques intégristes.
Marine Le Pen les avait présentés comme des prises de guerre. Aujourd'hui, des transfuges de gauche et de droite claquent la porte du parti. Certains dénoncent la radicalité de sa base. D’autres, sans renier les idées frontistes, critiquent un parti « pas démocratique » et « sexiste ». Témoignages.
Un faux panel de témoins présentés comme « non encartés », des dialogues écrits à l'avance : le 21 octobre, Marine Le Pen était dans l'Oise pour une table ronde avec des retraités montée de toutes pièces par le FN, comme l'a révélé le « Petit Journal ». « Cette opération n'a pas été montée, elle a été cadrée », répond le FN.
Marine Le Pen a déclaré 130 000 euros de dépenses en “études d'opinion” pour la présidentielle. Une première dans un parti officiellement allergique aux sondages. D'après nos informations, elle n'a pas complètement cédé à la tentation, mais franchi un premier pas en se payant des enquêtes de notoriété sur internet.
Deux débats : le premier, avec des chercheurs, pour une radiographie du FN ; le second, avec des élus et responsables associatifs, aux réponses à donner sur le terrain.
À cinq mois des municipales, Marine Le Pen tente de contrôler l'expression de ses candidats et se félicite du « ménage » effectué dans son parti. En réalité, elle se contente d'un toilettage en contrôlant non pas les idées mais simplement leur diffusion. Des chercheurs expliquent pourquoi le grand ménage au FN est impossible.
Marine Le Pen a confié à la galaxie des anciens du GUD, groupuscule étudiant d'extrême droite radicale, de nombreux postes financiers, leur conférant la haute main sur la trésorerie du parti. Au centre de cette nébuleuse : Frédéric Chatillon, dont la société a perçu 1,6 million d'euros pendant la campagne présidentielle, d'après des documents consultés par Mediapart.
C’est sans doute la pire des mystifications frontistes : Marine Le Pen n’incarne en rien une alternative au « système », mais elle en est le révélateur au sens heuristique. Le Front national est depuis 30 ans « la chambre noire » de l’idéologie dominante, le laboratoire d’un modèle de gestion « autoritaire » de la crise.
L'assassinat du rappeur et militant antifasciste Pavlos Fyssas s'inscrit dans une tactique délibérée du mouvement néonazi Aube dorée : intimidations et violences sur fond de délitement syndical et d'appauvrissement de la population. Illustration dans les quartiers du Pirée, le port de l'agglomération athénienne. De notre correspondante à Athènes.
Reportages sur le « nouveau FN » et sa « dédiabolisation», interviews de « Marine », éditos consacrés à la « vague bleu marine » d'élections municipales qui n'ont pas encore eu lieu. L'université d'été du FN, ce week-end à Marseille, a montré une fois de plus combien les médias étaient prêts à plonger dans le storytelling du parti.
Le Front national se réunit ce week-end à Marseille pour son université d'été. À six mois des municipales, Marine Le Pen veut poursuivre son nettoyage de façade du parti et gommer son image d'extrême droite. Le FN n'aurait aucun rapport avec les JNR, le GUD, les révisionnistes, l'ultra droite et autres, affirme haut et fort sa présidente. Faux. Mediapart publie, photos à l'appui, les preuves contraires.
Farouchement opposée à une intervention militaire en Syrie, Marine Le Pen s'est toujours refusée à condamner le régime syrien. Dans son parti comme dans son entourage, ils sont plusieurs à soutenir publiquement Bachar al-Assad. Certains travaillent même avec le régime.
Manuel Valls a annoncé mercredi la dissolution de deux groupuscules d'extrême droite : l'Œuvre française et sa branche “jeune”, les Jeunesses nationalistes. Au Front national, de nombreux cadres possédaient la double appartenance avec l’Œuvre française. Récit de 40 ans d'entrisme et de relations tumultueuses entre les deux formations.
La présidente du FN salarie depuis deux ans comme assistant à Strasbourg le numéro deux de son parti, à qui elle verse plus de 5 000 euros en brut par mois, pour un temps partiel. Problème, Louis Aliot est aussi son compagnon. À l'été 2012, les services du parlement européen ont tiqué. Ils ont également tiqué sur l'emploi comme assistant pendant la campagne présidentielle de Florian Philippot, qui était, tout comme Aliot, directeur de campagne.