Propos antisémites, racistes et homophobes, abus de confiance aux petits épargnants, rien ne rebute le Rassemblement national quand il s’agit d’investir des candidats dans le sud de la Bretagne. Pour le plus grand bonheur des groupuscules de l’extrême droite radicale.
Entretien avec l’historien Philip Nord, spécialiste des combats républicains contre les différents avatars de la réaction. Il pointe les ressemblances entre la France et les États-Unis, deux démocraties précoces dans lesquelles l’extrême droite est aux portes du pouvoir.
Le RN tente de rassurer marchés et patrons en abandonnant le volet social de son programme. Mais le cœur de la vision économique du parti d’extrême droite reste bien la « préférence nationale » et la répression du monde du travail.
Le Rassemblement national espère conquérir la moitié des circonscriptions du département, dont celle du ministre Franck Riester. Face à lui, le parti d’extrême droite a parachuté un avocat parisien, pour tenter de « remplacer Les Républicains ».
À chaque candidat du Rassemblement national épinglé pour des publications racistes ou antisémites, le parti d’extrême droite se félicite de réagir fermement. Mais il semble plus soucieux de contrôler la diffusion des idées de ses troupes, que les idées elles-mêmes.
En pleine campagne des législatives, le ministre de l’intérieur veut interdire le groupuscule néofasciste parisien, qui multiplie les attaques racistes et entretient des liens anciens avec le Rassemblement national. Une annonce opportuniste qui tranche avec ses silences passés sur les violences de l’extrême droite.
Une vingtaine de militants d’extrême droite montpelliérains accumulent les actes d’intimidation et les agressions violentes. Le 1er juin, ils s’en sont pris à une jeune femme trans avant de passer à tabac un syndicaliste. Une tension montée crescendo depuis plusieurs mois.
Une émission exceptionnelle en direct avec Olivier Faure, Clémence Guetté et Marine Tondelier, ainsi que des militants qui se mobilisent dans les villes et les campagnes avant les élections législatives.
Si le Rassemblement national et Reconquête s’affichent comme conscients du dérèglement climatique, leurs candidats aux législatives ne cessent de dénoncer des climatologues trop alarmistes ou nient simplement les origines humaines du changement climatique.
Une cinquantaine de militants d’extrême droite ont effectué une descente, vendredi 14 juin, après une manifestation contre le RN. Ce n’est pas la première fois que ces démonstrations de force ciblent des militants de gauche ou des lieux culturels et politiques de la capitale des Gaules.
Louis-Joseph Gannat se présente aux législatives sous l’étiquette LR/RN et le nom de son épouse, Pecher. « Les engagements politiques de mon père et de mes frères me handicapaient », confie-t-il. L’histoire de la famille Gannat, liée aux Le Pen, épouse les évolutions de l’extrême droite française.
Le Rassemblement national a investi au moins quinze candidats qui ont effectué des missions de caution électorale pour la Russie ou des visites à haut niveau à Moscou, ou bien qui ont été à la tête d’associations faisant la promotion du régime de Vladimir Poutine.
Un tournoi de MMA clandestin s’est déroulé samedi 15 juin dans la Meuse, rassemblant des centaines de militants d’extrême droite venus de plusieurs pays d’Europe. Dépêchés sur les lieux, les gendarmes n’ont pas empêché la tenue du rassemblement.
Pendant une semaine, Éric Ciotti s’est démené pour trouver des candidats à investir sous la double bannière RN-LR. Alors que le parti de Jordan Bardella a recasé ses éternelles personnalités problématiques, lui n’a eu d’autre choix que de recycler d’anciens députés LR, quelques figures de CNews et une poignée de zemmouristes.
Le Rassemblement national entretient un flou calculé sur une grande partie de son programme et sur ses candidats. Mais ce que l’extrême droite ferait au pouvoir, nous le savons déjà.
Pour la première fois, le RN est arrivé en tête des élections européennes en Bretagne. Si toutes les villes ont résisté à la poussée de l’extrême droite, Lorient fait figure d’exception. À gauche, on s’inquiète, même si beaucoup y voient le signe d’un « vote contestataire ».