Déjà mise en cause dans une enquête sur des détournements au sein de la FNSEA, l’élue Maxette Pirbakas, ancienne figure du RN, a été condamnée à verser plus de 160 000 euros à un assistant qu’elle n’a pas payé pendant deux ans et demi.
Ulrich Rougé, tête de liste du syndicat à la RATP, est aussi un ancien candidat du parti d’extrême droite pour les élections départementales de 2015. La CFDT réfléchit à l’exclure de la liste ; lui assure avoir quitté le FN mais ne regrette pas son aventure électorale pour autant.
Ce groupuscule radical lyonnais, héritier de Génération identitaire, est dans le viseur des autorités depuis sa création en 2021. Ses membres se distinguent par leur activisme raciste et violent.
Marine Le Pen et Jordan Bardella ont délocalisé à Perpignan leur traditionnel rassemblement du 1er-Mai, transformé en meeting de campagne pour les européennes. Appelant à la mobilisation de leur électorat, ils ont livré une lourde charge contre l’UE devant une audience acquise et bon nombre de jeunes sympathisants.
Le chercheur Félicien Faury publie « Des électeurs ordinaires », une plongée dans les visions du monde de ceux qui ont déjà voté pour le parti lepéniste. Il décrit des personnes en position de « dominants dominés », craignant de perdre les privilèges d’un ordre racial qu’ils voient s’effriter.
Le discours du parti d’extrême droite sur l’intégration européenne a varié au fil de son histoire. Mais ces inflexions ont toujours été mises au service de son cœur doctrinal et de ses intérêts électoraux. Avec Bardella, la priorité donnée à la normalisation est flagrante.
Intervenant dans un conflit de voisinage, Papacito s’en était pris à un maire du Tarn-et-Garonne, en publiant deux vidéos, dont l’une mimait un lynchage. Il a été condamné à une peine de 5 000 euros d’amende. Pour lui, « cette condamnation républicaine vaut médaille ».
Une note sur les HLM publiée par le think tank libéral Fondapol a été reprise à l’envi par les médias conservateurs afin de pointer du doigt les « immigrés surreprésentés » et défendre les « Français discriminés ». Le rapport, pourtant, est truffé d’erreurs et de raccourcis.
Réunis jeudi soir par le site d’extrême droite Boulevard Voltaire pour un « grand oral », Jordan Bardella, François-Xavier Bellamy et Marion Maréchal ont martelé leurs obsessions sécuritaires et xénophobes devant une salle déçue de ne pas les voir débattre face à face.
En visite pendant deux jours à Mayotte, la cheffe de file du RN s’est surpassée sur ses thèmes de prédilection, l’immigration et l’insécurité, dans l’espoir de se démarquer du pouvoir macroniste, qui a récupéré une bonne partie de son programme dans ce département de l’océan Indien.
Dans le sud de ce département, le Rassemblement national a failli rafler trois circonscriptions en 2022. Deux ans plus tard, le parti d’extrême droite s’installe dans les zones rurales de l’arrière-pays. Et aborde les européennes avec le sourire, en lorgnant déjà sur les municipales de 2026.
Pour que la vague d’extrême droite mondiale ne soit pas vécue comme un inéluctable tsunami, il est nécessaire d’identifier ce qui la rend hétérogène et donc friable, et d’entendre le désir de rupture dont elle se nourrit. Un article proposé par le nouveau numéro de la « Revue du crieur ».
Le parti d’extrême droite égraine fièrement les personnalités « extérieures » qui rejoignent sa liste pour les élections européennes. Des profils pourtant très attendus, dont certains sont visés par des enquêtes ou surtout connus pour leurs interventions médiatiques sur CNews.
Le candidat du Rassemblement national a passé la journée dans le Nord, entre bain de foule et meeting, pour séduire un électorat déjà conquis, tout en martelant ses obsessions habituelles sur l’immigration.
Les facultés du fondateur du Front national sont considérablement altérées. Ses trois filles gèrent à présent ses intérêts. Cette décision pourrait avoir des répercussions sur les procédures judiciaires le visant. Elle relance aussi les questions autour de son héritage.
Avant même d’avoir été publiée, une enquête de Mediapart sur le CV caché du conseiller « discours et opinion » de la porte-parole du gouvernement a provoqué sa démission. Alexis Bétemps fut, il y a quelques années encore, le relais de l’extrême droite sur les réseaux sociaux. Il dit avoir évolué, tout en refusant l’étiquette de « repenti ».