Le RN tente de réactualiser sa doctrine en matière d’écologie, avec une obsession : une opposition de principe à toute mesure contraignante et la promesse populiste de préserver les modes de vie des Français.
Marion Maréchal, qui conduira la liste du parti d’Éric Zemmour pour les élections européennes, veut faire du scrutin un « référendum contre l’immigration ». Moribond sur le plan national, le mouvement vise au Parlement européen l’alliance avec les extrêmes droites polonaise ou italienne.
Alors que sept militants d’ultradroite comparaissaient pour un projet de ratonnade à l’issue du match de football France-Maroc en décembre 2022, le tribunal correctionnel a prononcé la nullité « de toute la procédure ».
Alors que sept militants d’ultradroite comparaissent pour un projet de ratonnade à l’issue du match de football France-Maroc, Mediapart détaille la méthode, théorisée par le leader du groupe et appliquée en amont de ses actions, pour échapper aux policiers.
Le syndicat étudiant d’extrême droite a été ressuscité par des militants, qui vont être jugés pour un projet de ratonnade. Les membres du nouveau GUD affichent, à travers leurs lectures, leur fascination pour Hitler et le nazisme.
À l’occasion de la réunion d’Emmanuel Macron avec les responsables de partis politiques, Jordan Bardella a de nouveau réclamé l’organisation d’un référendum sur l’immigration en juin 2024, au moment des élections européennes. Problème : la proposition phare du Rassemblement national est toujours contraire à la Constitution.
Au lendemain d’un jugement clément, un membre d’un groupuscule d’extrême droite considère que « même la justice française, cette espèce de merde » lui a donné raison de frapper « des petites salopes de gauchistes ». Le parquet d’Angers vient de faire appel du jugement de relaxe.
Mediapart s’est procuré des échanges de messages inédits qui démontrent qu’une agression raciste a eu lieu en marge de la manifestation néonazie du 6 mai à Paris. Elle résulte d’une politique de la violence, consciente et méthodique, pour laquelle l’extrême droite entraîne des recrues parfois mineures.
L’effacement en cours des témoignages qui accablent Jean-Marie Le Pen, y compris par ceux qui n’ont pour lui aucune sympathie, tient à deux facteurs : la parole algérienne reste pour certains illégitime par nature, comme la reconnaissance des crimes de la République coloniale.
Chaque nuit ou presque, deux mois durant, Jean-Marie Le Pen se rend au domicile d’un « suspect », accompagné d’une escouade de parachutistes. Ses victimes, quand elles ont survécu, ou leurs proches, ont témoigné au fil des années des tortures subies. Rappel.
Lorsqu’il débarque en Algérie, le député poujadiste de Paris, âgé de 29 ans, a connu les défaites de Suez et d’Indochine. Le général Massu a les pleins pouvoirs pour y rétablir l’ordre colonial. Le lieutenant Le Pen est chargé de collecter des informations. Premier volet de notre série.
Si Éric Zemmour a réhabilité le régime vichyste pendant la présidentielle de 2022, Vox, le parti d’extrême droite espagnol, revisite lui aussi en permanence l’histoire nationale, de la Reconquête au franquisme. Décryptage avec deux historiens, Sophie Baby et Nicolas Sesma.
Dans plusieurs villes, des militants d’extrême droite sont descendus par dizaines dans les rues. Masqués ou cagoulés, parfois armés de battes, ils ont crié des slogans racistes. À Lorient, ils ont interpellé des émeutiers qu’ils ont ensuite remis à des policiers.
Jean Messiha, qui a successivement conseillé Marine Le Pen et Éric Zemmour, a lancé une cagnotte pour soutenir le policier mis en examen pour le meurtre de Nahel, estimant qu’il avait « fait son travail ». Le chroniqueur de CNews s’est vanté que la collecte, qui atteint près de 860 000 euros, dépasse celle ouverte pour la mère du jeune homme tué.
Élu en 2020 sous l’étiquette du Rassemblement national, le trentenaire Romain Lopez, soutien de Reconquête en 2022, gère sa ville sans faire de vagues mais en fait hors de sa ville, face à une gauche minée par des décennies de règne sans partage du radical-socialisme.
L’analyse des votes des députés RN montre que l’extrême droite est régulièrement venue en renfort de la majorité sur les questions économiques et sociales. Si le « cordon sanitaire » demeure avec la gauche, certains députés LR ont en revanche fréquemment joint leurs votes à des amendements du groupe de Marine Le Pen.