Le Rassemblement national multiplie les manœuvres pour achever sa « dédiabolisation ». Dernier exemple en date : la Russie. Jordan Bardella a dénoncé mercredi « une naïveté collective à l’égard des intentions de Vladimir Poutine », en se posant en défenseur de « l’intégrité territoriale de l’Ukraine ».
Quatre groupes de black metal national-socialiste sont à l’affiche de la soirée clandestine « Night for the Blood », qui devrait avoir lieu samedi 25 février dans les environs d’Épinal. Les services de l’État affirment travailler à identifier le lieu de l’événement et ses organisateurs.
Contestant la réforme des retraites présentée par le gouvernement, le Rassemblement national plaide pour une relance de la natalité. Mais l’objectif n’est pas tant de sauver le système par répartition que d’éviter d’avoir à faire appel à l’immigration.
Coproduit par le Puy du Fou des Villiers et Canal+ de l’archi-réac Bolloré, le film « Vaincre ou mourir » fait de son pire. Au prétexte de retracer la guerre de Vendée, à travers un hymne au général Charette. Du lourd, du dingue, du lourdingue.
L’Olympique lyonnais vient de recruter Dejan Lovren, un joueur croate qui s’est récemment distingué par un salut fasciste, un chant nationaliste et des prises de position homophobes. Le fascisme est décidément bien peu de chose face à l’importance de se doter d’un bon défenseur. Interrogé ce jeudi, son entraîneur Laurent Blanc ne voit pas le problème : « Moi, je regarde le sportif. »
En septembre, Éric Zemmour a lancé le collectif Protégeons nos enfants. Son objectif : mener la bataille culturelle contre « l’immigrationnisme » ou « l’égalité des sexes » à l’école à coups de campagnes de dénonciation. Dans certains syndicats enseignants minoritaires, certaines digues sautent aussi.
Après la victoire de l’équipe de France en demi-finale de la Coupe du monde, un adolescent de 14 ans est mort fauché par une voiture à Montpellier. Plusieurs villes ont vu des groupes d’extrême droite chauffés à blanc descendre dans les rues.
Les violences et provocations se sont multipliées ces derniers mois, dans les rues de Lyon, de la part de 300 à 400 militants radicaux, ragaillardis par un sentiment d’impunité. Les autorités peinent à trouver la parade contre cette galaxie de haine, malgré la dissolution des deux principaux groupuscules de l’extrême droite locale, en 2019 et 2021.
Une vingtaine de personnes cagoulées et armées de barres de fer ont tenté de pénétrer dans un amphithéâtre de l’université Bordeaux-Montaigne où se tenait une réunion publique avec les députés insoumis Carlos Martens Bilongo et Louis Boyard. La police est intervenue sans procéder à des interpellations. L’établissement, ainsi que les deux députés, vont porter plainte.
Selon nos informations, une série de perquisitions est en cours lundi 5 décembre, visant deux élus RN, dont Edwige Diaz, vice-présidente du parti, dans le cadre d’une enquête du Parquet européen. La justice se penche sur des soupçons d’emploi fictif, lorsque la députée était assistante parlementaire européenne en 2018-2019. L’élue dénonce un « règlement de comptes » d’anciens du RN.
Le Rassemblement national ne votera pas, « en l’état », le projet de loi sur les énergies renouvelables qui arrive lundi dans l’hémicycle, accusé de faire la part trop belle aux éoliennes. Si le parti lepéniste parle d’écologie, c’est avec une vision toute personnelle de ce terme.
Marine Le Pen vient d’annoncer son refus de voter l’inscription de l’IVG dans la Constitution. Alors qu’elle n’a de cesse de se présenter en défenseure des droits des femmes, dans ses votes, ses programmes et discours, l’ancienne présidente du RN s’est régulièrement opposée aux avancées en la matière.
Élu président du Rassemblement national avec près de 85 % des voix, Jordan Bardella fait déjà face à des critiques virulentes de piliers du parti qui s’inquiètent d’une « reradicalisation » du mouvement. Ce qui embarrasse les cadres dirigeants, questionnés en vidéo par Mediapart.
L’eurodéputé a été élu, samedi, à la tête du Rassemblement national. Sa victoire est aussi celle de ce réseau d’anciens militants radicaux, proches de Marine Le Pen, qui a longtemps travaillé pour le parti avant d’en être tenu à l’écart en raison de l’affaire des financements de campagne.
Avec ses plus de 13 millions de voix au second tour de la présidentielle, ses 89 députés et ses deux vice-présidences à l’Assemblée nationale, le RN escompte entrer enfin dans le jeu républicain, bien aidé en cela par l’attitude de la majorité. Mais la « priorité nationale » sera-t-elle jamais compatible avec la République ?
La création du Front national il y a cinquante ans vit Jean-Marie Le Pen et Pierre Bousquet apposer leurs signatures au bas d’un document préfectoral. Le second n’a pas connu la même postérité que le premier. Qui était-il vraiment ?