À la veille du premier tour, Mediapart a demandé à une douzaine de représentants de la société civile de décrire les dégâts que produirait une présidence d’extrême droite, en matière de justice ou d’éducation, pour les droits des femmes ou des étrangers. Revue des catastrophes prévisibles.
Malgré une campagne laborieuse, axée sur la haine de l’étranger et de l’islam, Éric Zemmour reste le candidat que bon nombre de personnes souhaiteraient voir accéder au pouvoir. Derrière leur « fascination » pour l’ancien polémiste d’extrême droite, certains de ses électeurs racontent à Mediapart ce qui détermine leur vote.
À trois jours du premier tour de l’élection présidentielle, Marine Le Pen a exhorté son camp à se mobiliser et joué, comme jamais, sur la corde « féminine » pour rallier le vote des électrices, essentiel à son élection.
Derrière sa fade campagne, la candidate d’extrême droite défend un programme brutal, profondément xénophobe et autoritaire, qui mettrait la France au ban des démocraties européennes.
Au-delà de la trentaine de ses militants partis combattre en Ukraine, l’ultradroite française se déchire sur les réseaux sociaux, entre les anciens, pro-Poutine, et les plus jeunes, pro-Ukraine. Les plus radicaux accusent les deux camps de se tromper de champ de bataille.
Les six mises en examen prononcées début mars, à la suite du passage à tabac d’un supporter lillois, confirment les accointances entre certains groupes « ultra » du Losc et des mouvances d’extrême droite. La direction du club nordiste s’enferme dans le silence.
À six jours du premier tour, l’extrême droite, avec non pas un mais deux candidats, peut-elle remporter l’élection ? Tentative de réponses avec nos journalistes et nos invités.
L’enquête intellectuelle et historique « Zemmour et nous », de Judith Cohen Solal et Jonathan Hayoun, analyse les ressorts de l’antisémitisme du candidat d’extrême droite, qui revendique son identité juive. Elle souligne aussi combien les ambiguïtés de Zemmour prospèrent sur une amnésie bien française de l’antisémitisme d’État.
Directrice de recherche émérite au CNRS, spécialiste de l’extrême droite, la sociologue analyse la dynamique électorale de Marine Le Pen à quelques jours du premier tour de la présidentielle. Elle juge une victoire de la candidate « hautement improbable », mais « rien n’est impossible ».
Marine Le Pen a mis en sourdine sa dénonciation de la corruption de ses adversaires, au profit d’attaques contre la « justice politique ». Car, ces dernières années, les affaires financières la visant elle ou son parti et ses cadres s’accumulent.
Depuis le début de la guerre en Ukraine, Marine Le Pen assure qu’elle a toujours défendu une ligne « à équidistance » des États-Unis et de la Russie. En réalité, dès son arrivée à la tête du FN en 2011, elle a soutenu le Kremlin et son parti a bénéficié de deux prêts russes.
À dix jours du premier tour de l’élection présidentielle, Marine Le Pen a choisi le bassin minier de Moselle pour son avant-dernier meeting. Une façon de s’ériger en candidate des oubliés de la politique de casse sociale d’Emmanuel Macron.
Une étude quantitative récente qualifie « de gauche » le programme économique du RN à la présidentielle, rejoignant les accusations d’Éric Zemmour. Mais ces analyses ne résistent pas à une étude sérieuse de ce projet.
Porte-parole de Marine Le Pen, Julien Sanchez tient la ville de Beaucaire (Gard) d’une main de fer depuis 2014. Mais derrière la vitrine sociale, la confusion règne en interne. Factures impayées, insultes, agents sous pression, gestion opaque... Une situation que le maire réfute.
Depuis trois générations, la famille de Melinda et Dylan est fidèle au vote Le Pen. Pour la première fois, l’irruption de la candidature Zemmour la déchire.
Le candidat de Reconquête ! a réuni dimanche plusieurs dizaines de milliers de personnes face à la tour Eiffel. Dans la foule, une copie rajeunie et radicalisée du bocal sociologique qui était venu applaudir, au même endroit, François Fillon en 2017.