Tête de liste du parti dans la cité corsaire, Romain Le Goaster s’est affiché avec le polémiste antisémite et avait comme partenaire d’affaires le grand argentier des identitaires, Jean-François Michaud. Confronté à ces éléments par Mediapart, il a finalement annoncé qu’il n’était plus candidat.
Sous l’impulsion de son président Jordan Bardella, le parti d’extrême droite tente de se normaliser auprès du monde des affaires. Alors qu’une loi spéciale devrait être votée le 23 décembre, il distille dans ses propositions budgétaires les recettes des macronistes et de la droite.
Les associations de travailleuses du sexe critiquent une proposition « à côté de la plaque », très loin des demandes qu’elles portent pour lutter contre leur vulnérabilité. Beaucoup y voient une façon de trier les prostituées disposant de papiers de celles qui n’en ont pas.
Cyber-ciblage, insultes, dénigrement... : la Ligue des droits de l’Homme a saisi la justice pour réclamer l’ouverture d’enquêtes sur le parlementaire d’extrême droite Alexandre Allegret-Pilot (UDR-RN). En un an et demi de mandat, l’élu a déjà été cité dans une dizaine de plaintes et mains courantes déposées par des opposants dans son département du Gard et au-delà.
L’homme d’affaires breton est désormais actionnaire d’Obole, l’entreprise derrière l’organisation des Nuits du bien commun, des soirées finançant l’écosystème associatif conservateur, cofondées par Pierre-Édouard Stérin. Les deux milliardaires partageaient déjà le même agenda politique réactionnaire.
Alors que le président du RN promeut son livre et multiplie les apparitions médias avec un discours sans aspérités, de récentes enquêtes de Mediapart prouvent à nouveau la réalité du parti d’extrême droite. On en discute avec Alexandre Berteau et Youmni Kezzouf.
Mediapart a pu identifier une douzaine de candidats déjà épinglés pour des propos racistes, antisémites ou homophobes, ou pour leur proximité avec des groupuscules radicaux. Le parti de Jordan Bardella avait pourtant assuré avoir mis en place un processus de sélection inédit.
Mediapart a pu consulter des documents internes du mouvement d’extrême droite Égalité & Réconciliation. Parmi ces éléments : la liste des membres passés par les rangs de l’organisation de l’idéologue antisémite. Elle fait notamment apparaître le bras droit de l’actuel président du Rassemblement national ainsi qu’un député.
Les élus du parti UDR, allié au Rassemblement national, n’ont pas réagi après la révélation par Mediapart du compte X anonyme détenu pendant douze ans par ce proche d’Éric Ciotti. Gérault Verny, lui, maintient des dénégations pourtant contredites par les faits.
Le patron de l’agence de communication e-Politic, Paul-Alexandre Martin, s’est lié d’amitié avec des militants néofascistes souvent multicondamnés. Le trentenaire était pourtant censé incarner un visage plus respectable que ses mentors, Axel Loustau et Frédéric Chatillon, tenus à distance par le RN.
La maison d’édition Fayard, détenue par le milliardaire d’extrême droite, a littéralement fait exploser les revenus du président du Rassemblement national. Les intérêts politiques des deux hommes sont aujourd’hui devenus de puissants liens financiers.
Loin de ses discours publics plus policés, Gérault Verny a eu pendant douze ans un compte X truffé de publications compromettantes. Questionné par Mediapart, l’élu des Bouches-du-Rhône a contesté en être le propriétaire et a dit avoir déposé plainte, avant de cesser de nous répondre face aux éléments l’accablant.
Environ 300 personnes se sont rassemblées jeudi soir devant le théâtre des Folies Bergère, où se tenait une nouvelle Nuit du bien commun, événement cofondé par le milliardaire Pierre-Édouard Stérin. Depuis quelques mois, les actions se multiplient un peu partout en France pour perturber ces soirées ultraconservatrices.
Depuis son arrivée à la tête de cette commune du Pas-de-Calais en 2020, l’extrême droite a opéré une réorientation culturelle aux accents démagogiques. Dernier exemple en date : la mairie a repris en gestion le cinéma d’art et essai de la ville, censurant un documentaire sur Gaza et promouvant le film catholique « Sacré-Cœur ».
L’enquête judiciaire sur des soupçons de surfacturations lors des campagnes du RN en 2022 et 2024 montre que, loin d’être écartée, la « GUD connection » est encore présente dans le réseau de prestataires du parti. Selon nos informations, Frédéric Chatillon et l’expert-comptable Nicolas Crochet ont subi des perquisitions.
Au Rassemblement national, il y a le vernis social et la réalité : des propositions économiques et des votes de plus en plus favorables à la rente et aux plus fortunés. Décryptage avec Alexandre Berteau et Mathias Thépot, journalistes à Mediapart.