Marine Le Pen va présenter samedi 5 février son programme présidentiel à Reims. Toujours en quête de crédibilité, la candidate du RN peine encore à s’entourer d’experts.
Au-delà de la myriade d’éditorialistes sensibles à ses idées, Éric Zemmour peut compter sur ce jeune média en ligne dont les vidéos sont aussi efficaces qu’un clip de campagne. Si elle se défend d’être « l’agence de com’» du candidat, l’équipe du site entretient des liens d’amitié et militants anciens avec des piliers de sa campagne.
La candidate du RN, qui présentait mercredi ses vœux à la presse, a radicalement changé de stratégie vis-à-vis des journalistes. Après des années de rapports houleux, Marine Le Pen tente de normaliser les relations, avec d’indéniables succès au regard de sa banalisation dans certains médias.
La candidate du RN et l’écrivaine macroniste ont déjeuné ensemble au domicile de la première, en avril 2021. Les deux femmes ont été mises en relation par ce blogueur d’extrême droite, ancien militant LR, condamné pour détournement de fonds publics.
Parmi les invités du meeting de Villepinte, des responsables identitaires, des anciens d’Ordre nouveau et du Gud et des royalistes côtoient les cathos tradis de La Manif pour tous et les transfuges du RN et de LR. La mouvance identitaire s’apprête à jouer un rôle majeur dans la campagne.
Confronté au faible engouement de l’électorat féminin et aux accusations de violences sexuelles, l’entourage du candidat d’extrême droite tente de mettre en avant des femmes le soutenant. Mais leur discours se borne à instrumentaliser le mouvement féministe à des fins racistes.
L’historien et avocat, président de l’association Fils et filles des déportés juifs de France, dénonce la réhabilitation par le candidat d’extrême droite du régime de Vichy.
Alors qu’Éric Zemmour a promis samedi 22 janvier, à Cannes, de réaliser « l’union des droites », Mediapart a eu accès à la liste interne des 1 000 « VIP » du lancement de sa campagne, en décembre. S’y dessine la sociologie des sympathisants choyés par son parti, Reconquête! : une France issue de la grande bourgeoisie, CSP+ et masculine. Deuxième volet de notre enquête.
Le départ de Gilbert Collard, après ceux de Jérôme Rivière ou de Damien Rieu, fragilise le parti de Marine Le Pen. Malgré les annonces de prochains nouveaux ralliements, le RN veut croire que l’hémorragie s’arrêtera là.
Grâce à des documents internes de la campagne d’Éric Zemmour, Mediapart a pu identifier 35 de ses grands donateurs. Parmi eux, Chantal Bolloré, la sœur du milliardaire Vincent Bolloré, qui siège au conseil d’administration du groupe. Premier volet de notre série sur les soutiens du candidat.
Marine Le Pen était en visite vendredi à Béziers, avant de mettre le cap sur Perpignan ce dimanche. À moins de 100 jours de l’élection présidentielle, l’électorat de « la droite de la droite » s’inquiète de la dispersion des voix causée par la candidature de Zemmour et esquisse l’idée d’un vote utile.
L’extrême droite française reprend le flambeau d’Enoch Powell, auteur du discours dit des « fleuves de sang », qui, en 1968, vitupérait le prétendu péril migratoire. Retour sur ce moment, dont semble sortie la Grande-Bretagne, à rebours de la France.
La candidate du Rassemblement national a su conquérir depuis dix ans un électorat féminin traditionnellement rétif au vote d’extrême droite. Face à la candidature de Zemmour, la question du genre sera déterminante dans la prochaine élection présidentielle.
Dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux par le groupe antifasciste Jeune Garde, on découvre deux soutiens d’Éric Zemmour s’entraînant au tir tout en expliquant viser des élus de La France insoumise, le président de la République, les « antifas » et « du jeune bougnoule mental ».
Dans un livre récemment paru, des auteurs comme Beigbeder, Bruckner, Tesson, Giesbert ou Enthoven racontent leur expérience auprès des chanoines traditionalistes de l’abbaye de Lagrasse. Une façon de glorifier, avec des accents identitaires très marqués, un Occident qui relèverait enfin la tête par une renaissance catholique.
Deux militants d’ultradroite ont été mis en examen dans le cadre de l’enquête ouverte sur les violences commises au meeting d’Éric Zemmour à Villepinte. Parmi eux, Marc de Cacqueray-Valmenier, présenté comme le chef du groupuscule néonazi Zouaves Paris.