Des bandes d’extrême droite multiplient les actions punitives visant migrants, Arabes et musulmans. Une violence raciste et islamophobe qui ne suscite pas de réaction politique et médiatique à la hauteur du danger qu’elle incarne.
L’action coordonnée dans le quartier de la Monnaie à Romans-sur-Isère apporte la preuve que la jeune garde de l’extrême droite n’hésite plus à se réunir, malgré la distance. Mais pour se rassembler, les militants racistes sont obligés de communiquer, ce qui facilite leur détection.
Alors que des appels à venger Thomas, « tué par des immigrés » à Crépol, circulent à l’extrême droite, des militants « venus de toute la France » ont tenté d’investir samedi soir le quartier de la Monnaie, à Romans-sur-Isère.
Si les institutions juives continuent de considérer le Rassemblement national comme un adversaire politique, le soutien affiché du parti de Marine Le Pen à Israël et son entreprise de « dédiabolisation » séduisent certains membres de la communauté.
Selon nos informations, Pierre-René Lavier, le secrétaire général de Livre Noir, a été condamné, le 26 octobre, à trois mois d’emprisonnement avec sursis et mille euros de dommages-intérêts pour des violences sur son ex-conjointe en 2022.
De Renaud Camus à Éric Zemmour en passant par « les deux Michel » (Onfray et Houellebecq), l’écrivain Alain Roy démonte les discours qui ont banalisé un imaginaire décliniste et islamophobe. Il montre leur absence de cohérence interne et la dangerosité de leurs implications.
Lors des législatives de 2022, Enzo Alias-Blanes, ancien membre de la direction nationale de la branche jeunesse du RN, a proposé des kits de communication aux candidats de son camp. La commission des comptes de campagne les a jugés bien trop chers et refuse pour partie de les rembourser.
Cinq groupes néonazis sont à l’affiche d’un festival clandestin censé se tenir samedi 18 novembre près de Lyon. À la suite de l’enquête de Mediapart et selon nos informations, l’organisateur, un ancien du groupuscule dissous Blood and Honour, annonce renoncer à son événement.
Présenté autrefois comme un élu exemplaire, le vice-président du parti de Marine Le Pen voit sa gestion de Fréjus mise en cause dans un livre. Les rares cadres du parti qui acceptent de s’exprimer dénoncent une enquête à charge, tout en minimisant leurs relations avec l’édile.
La présence, dimanche, des partis d’extrême droite dans les rassemblements contre l’antisémitisme a suscité de nombreuses protestations. En particulier celle du député RN Frédéric Boccaletti et du conseiller régional Reconquête Philippe Vardon.
Que l’extrême droite ait pu parader dans une manifestation contre l’antisémitisme est une étape choquante de sa normalisation. Les failles de la gauche ne sauraient justifier la complaisance de toute une partie du champ politique et médiatique à l’endroit d’une force dangereuse.
Cinq groupes néonazis sont au programme du festival clandestin « Rock antiwokisme » censé se tenir samedi 18 novembre en Rhône-Alpes. L’organisateur a été un chef de file du groupuscule dissous Blood and Honour. La tête d’affiche, Bunker 84, est connue pour ses morceaux à la gloire du Troisième Reich.
Érigé en élu exemplaire pendant des années, le vice-président du RN voit la gestion de sa ville sévèrement mise en cause dans un livre, « Les Rapaces ». S’il annonce une plainte en « diffamation », les dirigeants du parti, eux, n’ont pas réagi sur le fond de l’enquête, qui évoque notamment des atteintes à la probité.
Trois personnes ont été légèrement blessées, samedi 11 novembre, dans la soirée, à Lyon, lorsque des militants d’ultradroite ont tenté de s’introduire par la force dans une conférence sur la Palestine. Un militant d’ultradroite a été interpellé.
Les dirigeants et députés du RN répètent que le parti et son fondateur ne sont pas antisémites. L’histoire du mouvement montre pourtant l’inverse. Et Jean-Marie Le Pen a, au fil des années, multiplié les déclarations antisémites et négationnistes. Pour Marine Le Pen, ce rappel des faits est « une manipulation politique ».
En déplacement dans un pays meurtri par les attaques du Hamas, Éric Zemmour a transformé son voyage de trois jours en événement de campagne, utilisant le conflit au Proche-Orient pour développer sa rhétorique sur la « guerre des civilisations ».