À rebours du « militant exemplaire et sans histoires » dépeint par le Rassemblement national, le parlementaire, qui s’est fait connaître pour ses propos racistes à l’Assemblée a même, selon nos informations, été condamné en 2012 pour une action de son groupuscule d’extrême droite.
Chercheuse à l’université George-Washington, Périne Schir démontre l’influence que retrouvent au Rassemblement national deux cercles radicaux : la Nouvelle Droite sur l’idéologie, la « GUD Connection » sur les finances. Tout en partageant les mêmes connexions avec l’extrême droite italienne.
Le parquet de Draguignan a ouvert une enquête préliminaire sur la gestion de la ville de Fréjus par David Rachline. Hier érigé en élu exemplaire, le vice-président du Rassemblement national est aujourd’hui soupçonné d’atteintes à la probité après les révélations du livre-enquête « Les Rapaces ».
Fin novembre, des tracts néonazis, antisémites et homophobes ont été découverts dans plusieurs boîtes aux lettres de la petite commune de Quissac, où quelque 200 personnes se sont rassemblées, vendredi 8 décembre, afin de dénoncer la « dédiabolisation » de l’extrême droite et sa montée croissante dans le département.
Marine Le Pen sera jugée pour « détournement de fonds publics ». Les juges chargés de l’enquête sur les soupçons d’emplois fictifs d’assistants parlementaires européens ont décidé de la renvoyer en correctionnelle, ainsi que le RN et 26 autres personnes.
On les voit de plus en plus battre le pavé. Ils sont visibles et souvent violents. Et pas si éloignés des partis d’extrême droite. Avec les journalistes de Mediapart, enquête sur les groupuscules d’extrême droite dans « À l’air libre », l’émission d’actualité de Mediapart en accès libre.
Jordan Bardella participait en Italie à un grand meeting des extrêmes droites européennes, aux côtés d’alliés radicaux aux discours transphobes et complotistes, bien loin de la stratégie de normalisation du Rassemblement national.
Au Parlement de Strasbourg, le groupe Identité et démocratie, dont le RN fait partie, s’est trouvé éclipsé ces derniers mois par celui des conservateurs radicaux, affiliés à Giorgia Meloni. Après la victoire de Geert Wilders aux Pays-Bas, ils espèrent tenir leur revanche aux européennes de 2024.
Aidée par l’info en continu et les réseaux sociaux, l’extrême droite se jette sur tout drame lui permettant d’imposer son imaginaire xénophobe. Sans égard pour l’exactitude des faits ni même pour les victimes.
Le terme d’« ultradroite » s’est imposé dans les médias pour désigner les groupes plus radicaux que le RN. Mais il ne prend pas en compte la porosité importante entre groupuscules et partis d’extrême droite, et présume à tort que ceux-ci n’usent pas de la violence.
L’action planifiée par l’extrême droite a été arrêtée par les CRS. Le coordinateur opérationnel sur le terrain, le néonazi Léo Rivière-Prost, alias « Gros Lardon », s’était déjà fait remarquer pour ses négligences dans de précédentes exactions.
La révolution conservatrice à l’œuvre à Moscou, qui vient d’interdire tout mouvement « LGBT », trouve ses origines dans les années 1990 parmi les défenseurs de la famille traditionnelle aux États-Unis, démontrent deux sociologues dans « L’Internationale moraliste ». Entretien avec Kristina Stoeckl, coautrice du livre.
La section rennaise de l’Action française s’est émancipée du mouvement royaliste pour se rapprocher de l’ultradroite néonazie et participer aux récentes exactions commises en Bretagne. Les services de renseignement étaient aux premières loges.
Mis en cause dans le livre « Les Rapaces » pour la gestion de sa ville, le maire Rassemblement national, proche de Jordan Bardella, continue comme si de rien n’était, à l’exemple de lundi soir au conseil municipal. Entre bétonisation et fermeture de centres sociaux.
Plusieurs films récents ont été ciblés par des raids numériques d’extrême droite, qui investissent les réseaux sociaux et la plateforme AlloCiné. Ces campagnes de dénigrement sont relayées par des médias et comptes réactionnaires, dont certains évoluent dans la galaxie Bolloré.
Le rassemblement violent de néonazis à Romans-sur-Isère met en lumière la litanie des agressions de l’extrême droite. Des militants associatifs, élus et acteurs de terrain racontent à Mediapart un climat de menaces et d’intimidations parfois « effrayant ».