Agnès Tricoire, avocate spécialiste de la propriété intellectuelle et présidente de l’Observatoire de la liberté de création, expose les dangers que ferait peser, dans les champs artistique et culturel, une conquête du pouvoir par l’extrême droite en France.
Depuis une semaine, les antennes de Vincent Bolloré promeuvent largement l’alliance du Rassemblement national et d’Éric Ciotti, que le milliardaire breton a rencontré dès le lendemain des européennes. Plusieurs chroniqueurs et autres habitués des plateaux de CNews seront d’ailleurs candidats sous cette double bannière.
Avec ses plus de 150 000 abonnés, le youtubeur est devenu l’un des porte-parole de la droite identitaire sur Internet. Passé par Sciences Po Lille, il y a laissé un mauvais souvenir. Lui réfute toutes les accusations portées par ses anciens camarades de promo.
Ces derniers mois, des réseaux prorusses ont fait la promotion de la liste du RN aux européennes et ont tenté de décrédibiliser des médias et « fact-checkers » français. Les services de l’État ont alerté le parti. Interrogée par Mediapart, Marine Le Pen a dénoncé un « mensonge » et « du n’importe quoi », avant d’être démentie par son propre parti, qui a confirmé nos informations.
En bordure du lac du Der, les résultats du RN ont fait un bond inédit aux européennes. Alors que le département est ancré à droite, et la circonscription tenue depuis trois décennies par le centriste Charles de Courson, l’extrême droite peut rêver d’une victoire début juillet.
En trois jours, la formation d’extrême droite, minée depuis des mois par des dissensions internes, a achevé de se déchirer sur la question des alliances avec le Rassemblement national. La moitié du bureau politique, dont Marion Maréchal, a été exclue par les fidèles d’Éric Zemmour.
Volonté de massacrer des migrants à l’arme lourde et racisme primaire : Mediapart a pris connaissance de la correspondance de l’ancien directeur de la sécurité de la multinationale du ciment, un ancien militaire qui a été candidat du Front national à des élections locales.
Quatre militants d’extrême droite ont été condamnés à des peines de six mois avec sursis à sept mois de prison. Ils ont été reconnus coupables d’une agression homophobe commise alors qu’ils célébraient le succès du Rassemblement national aux élections européennes.
Quatre militants d’extrême droite sont jugés mercredi après-midi en comparution immédiate après une agression homophobe à Paris. Parmi eux, Gabriel Loustau, le fils d’Axel Loustau, un proche de Marine Le Pen et ancien élu RN.
Le président du parti Les Républicains a annoncé mardi sa volonté de sceller un accord de coalition avec le Rassemblement national en vue des élections législatives du 30 juin. Une annonce qui a stupéfié son camp, où les appels à la démission se multiplient.
Après les élections européennes, qui ont vu les partis d’extrême droite progresser dans presque tous les pays, Matthijs Rooduijn, chercheur néerlandais en science politique, analyse les ressorts de cette nouvelle poussée à l’échelle du continent.
Auréolé d’un score historique, le RN est arrivé très largement en tête des élections européennes. Le parti d’extrême droite a accueilli avec un grand sourire l’annonce de la dissolution de l’Assemblée nationale, assurant à qui veut l’entendre être « prêt » à gouverner.
À la suite de l’article intitulé « “Attiré” par Soral, journaliste chez Russia Today : une enquête de Mediapart provoque la démission d’une plume du gouvernement », publié le 2 avril 2024, l’association Philitt nous a adressé un droit de réponse.
Rassemblés sur le port niçois pour un ultime meeting, les cadres du parti d’extrême droite ont tenté d’afficher une unité de façade. En coulisses, la campagne, minée par les dissensions internes, se termine dans une ambiance exécrable.
De part et d’autre des Alpes, les deux partis d’extrême droite mènent des campagnes différentes, reflets de positions institutionnelles dissemblables. Mais c’est le même objectif de « respectabilisation » qui en est le ressort.
Depuis 2014, le parti a massivement investi le Parlement européen. Pas tant dans le travail parlementaire lui-même que dans la mise à profit des moyens qu’offre l’institution : salaires, subventions, embauche de personnel, mais aussi alliances et réseaux.