Le Front national a refusé lundi d'accréditer Mediapart et « le Petit Journal » de Canal Plus à son congrès, qui se tiendra à Lyon les 29 et 30 novembre. Mais ses dirigeants ont livré des explications bien différentes pour justifier ce refus.
Une photo révélée par Spécial Investigation montre le trésorier du micro-parti de Marine Le Pen faisant un salut fasciste. Axel Loustau, ancien du GUD, anime avec Frédéric Chatillon le réseau de sociétés qui fournissent le matériel de campagne de la présidente du FN. Des éléments recueillis par Mediapart montrent les curieux rituels de ce cercle qui entoure Marine Le Pen.
À une semaine du congrès du Front national, des chercheurs s'intéressent aux racines du parti d'extrême droite. Dans une étude publiée sur le site de la Fondation Jaurès, ils se penchent sur l'histoire d'Ordre nouveau, qui fut le principal mouvement néofasciste français et fonda le Front national en 1972.
La présidente du FN a obtenu, en septembre, un prêt de 9 millions d’euros de la First Czech Russian Bank. 2 millions d’euros ont déjà été versés. À l’approche du congrès du FN, ce financement, obtenu après un intense lobbying des dirigeants frontistes à Moscou, pose la question de l’origine des fonds.
Dans une vidéo, le pamphlétaire d’extrême droite et l’humoriste officialisent la création du parti Réconciliation nationale. Ils annoncent « un parti antisystème » en multipliant les commentaires antisémites. Le parti s'expose à une procédure de dissolution.
Le 22 novembre, le GUD organise à Paris un « congrès européen » des groupuscules néofascistes avec pour invités d’honneur les Grecs d’Aube dorée. Co-organisateurs de l’événement, les Italiens de CasaPound se sont mis au service du réseau de Frédéric Chatillon, conseiller officieux de Marine Le Pen, qui vient de s’installer à Rome.
Le tribunal administratif de Strasbourg a confirmé le rejet des comptes de campagne du maire FN d'Hayange, Fabien Engelmann, conseiller social de Marine Le Pen. Il risque de un à trois ans d'inéligibilité. Le parquet a ouvert une enquête préliminaire.
En rupture avec la récente prise de position « pro-israélienne » du conseiller international de Marine Le Pen, Alain Soral a décidé de créer un parti politique avec Dieudonné. Mediapart s’est procuré les statuts de la future organisation qui doit s’appeler Réconciliation nationale. Les deux hommes préparent déjà une demande d’agrément auprès de la commission des comptes de campagne.
En amont de la présidentielle de 2017, un petit cercle fermé s'active pour Marine Le Pen, loin de l’agitation du siège du Front national et des caméras. On y trouve son micro-parti, "Jeanne", mais aussi des prestataires liés à la nébuleuse des anciens du GUD qui travaillent pour le FN et pour ses villes.
Les six premiers mois du Front national dans ses onze villes et l'amateurisme de ses maires révèlent la difficulté pour le parti lepéniste de recruter et former des cadres compétents. Un obstacle pour Marine Le Pen, qui voudrait crédibiliser son parti d'ici la présidentielle de 2017.
Plusieurs élus FN sont touchés par le cumul des mandats, notamment les deux sénateurs élus dimanche, qui cumulent chacun trois mandats. Le Front national a pourtant dit et répété son opposition au cumul des mandats.
Robert Ménard assure-t-il la promotion du dernier livre d'Éric Zemmour aux frais du contribuable ? Le polémiste, invité à Béziers le 16 octobre dans le cadre d'un cycle de conférences intitulé « Béziers libère la parole ! », bénéficie d'une campagne d'affichage de la ville.
Messages incendiaires, invectives sur Twitter, difficultés d’accès, impossibilité de diffuser des questionnaires: deux chercheurs sur le Front national racontent la difficulté d'enquêter sur ce parti. Ces méthodes, qui sont surtout le fait des nouveaux cadres frontistes, ramènent le FN vingt ans en arrière.
Après Fréjus (Var), c'est à Beaucaire (Gard) que le maire FN a octroyé un contrat à une société dont le dirigeant officie sous pseudonyme au Front national. Une pratique en contradiction avec le discours de dénonciation du « copinage » et du clientélisme de Marine Le Pen.
Rien ne va plus au FN d'Hayange. Dans cette ville qu'il a conquise en mars, le parti se déchire. En cause, les révélations de l'ancienne première adjointe sur les irrégularités financières de la campagne électorale. Mediapart a découvert sur place d'autres bizarreries, comme des dons en liquide jamais déclarés. Fabien Engelmann, le maire, risque de un à trois ans d'inéligibilité. Sa gestion et ses premières décisions sont décriées. « C'est un gourou », se désole un adjoint.
David Rachline a rompu la convention qui liait sa ville au centre social de Villeneuve. Dans une lettre que Mediapart publie, le maire cible «des positions à caractère politique contre l'actuelle équipe municipale» du centre. Il reproche à la directrice ses propos dans la presse.