Dans un courrier adressé à son comité de direction, le patron du groupe de luxe, Bernard Arnault, dresse une liste de médias auxquels ses salariés ont « interdiction absolue de parler ». Cela fait déjà plusieurs mois que la firme ne daigne plus répondre aux demandes d’entretien de Mediapart.
Pour tenter de piéger les équipes d’Élise Lucet, le cabinet de conseil Accenture a mis sur pied une opération digne du « Bureau des légendes », d’après les aveux de son initiateur. Mediapart en révèle tous les détails.
Le plan d’action présenté par les États généraux de l’information montre l’incapacité des acteurs du secteur à prendre la mesure des changements indispensables pour défendre un journalisme indépendant au service des citoyens. Et cela au moment où la nécessité de contrepouvoirs forts n’a jamais été aussi pressante.
La cour d’appel de Douai a condamné la députée du Nord à payer près de 6 000 euros et a confirmé que le directeur de Mediacités n’avait commis aucune faute civile. En première instance, ce dernier avait déjà été lavé de toute faute pénale.
Les États généraux de l’information rendent publiques jeudi 12 septembre les conclusions de leurs travaux. Mediapart dévoile les quinze propositions retenues par le comité de pilotage. Un ensemble en demi-teinte, loin des promesses initiales.
Pour la reprise de son émission sur C8, l’animateur de « TPMP » a réagi pour la première fois à la décision de l’Arcom de débrancher la chaîne de la TNT. Il a dénoncé le harcèlement dont il serait victime de la part de l’autorité de régulation, annonçant son intention de saisir la justice.
En faisant le choix d’éjecter C8 de la TNT, l’Arcom met fin à l’inertie des autorités de régulation face au projet idéologique du milliardaire breton. Mais celui-ci pourra continuer d’exploiter CNews pour diffuser ses idées ultraréactionnaires.
Le gendarme de l’audiovisuel a dévoilé le 18 juillet la nouvelle manière dont il prendra en compte le respect du « pluralisme des courants de pensée et d’opinion », comme le lui a demandé le Conseil d’État en février. Seul un déséquilibre « manifeste et durable » sera sanctionné.
Dans une enquête vidéo, Mediapart retrace l’opération de manipulation menée par BFMTV pour essayer de sauver Nicolas Sarkozy dans l’enquête sur les financements libyens. Des SMS révèlent la collusion entre la communicante de l’ancien président et plusieurs figures de la chaîne.
Depuis cinq jours, Mimi Marchand, la papesse de la presse people, s’active pour bloquer la publication de photos sur lesquelles on voit le président du RN et l’animateur dîner dans la maison de vacances de celui-ci. Des clichés qui en disent long sur cette proximité que les deux hommes aimeraient garder secrète.
Mediapart s’est procuré le film de l’interview de Ziad Takieddine, dont BFMTV n’avait publié qu’un court extrait, déjà peu convaincant, pour voler au secours de Nicolas Sarkozy. Le reste de l’entretien, qui n’a jamais été montré par la direction au reste de la rédaction, est pire. Nous le diffusons en intégralité.
Candidats au renouvellement de la fréquence de la chaîne d’info, les dirigeants de CNews ont refusé de s’engager à augmenter la part de l’information brute et à faire mieux en matière de pluralisme, confirmant ne pas s’envisager autrement que comme une chaîne d’opinion.
À quelques heures de la fin de la campagne des législatives, « Le Journal du dimanche », aidé par toute la galaxie Bolloré, a affirmé à tort que le gouvernement s’apprêtait à suspendre la loi immigration. Et refusé de supprimer son faux scoop, malgré la réserve électorale et quatre mises en demeure. Le parti Renaissance a déposé plainte.
Fragilisé par les révélations sur sa connivence avec l’entourage de Nicolas Sarkozy dans l’affaire de la fausse rétraction de Ziad Takieddine, le directeur général de la chaîne fait face à un vent de contestation inédit. Une motion de défiance le visant n’est pas à écarter.
Des messages obtenus par des juges d’instruction montrent l’incroyable mobilisation de responsables et figures de la chaîne d’information en soutien de Nicolas Sarkozy au moment de la fausse rétractation de Ziad Takieddine. Révélations sur une manipulation.
Le régulateur des médias a infligé deux amendes de 60 000 et 20 000 euros pour « manquements » à ses obligations de la chaîne de Vincent Bolloré. En cause : une saillie raciste et un propos climato-sceptique.