Par souci de transparence vis-à-vis de ses lecteurs, les journalistes de Mediapart remplissent et rendent publique depuis 2018 une déclaration d’intérêts sur le modèle de celle remplie par les parlementaires et les hauts-fonctionnaires auprès de la Haute autorité de la transparence et de la vie publique (HATVP), instance créée en 2014 après les révélations de Mediapart sur l’affaire Cahuzac.
Le bureau du Sénat doit se prononcer, jeudi matin, sur la transmission à la justice des cas de parjure d’Alexandre Benalla et Vincent Crase, mais surtout de trois responsables de l’Élysée. Sur les vingt-six votants, les dix membres de la droite sénatoriale vont faire basculer la décision. De quoi alimenter les tractations.
Mediapart a pu identifier plusieurs documents produits par Alexandre Benalla sur lesquels planent des soupçons de faux, mais aussi plusieurs mensonges proférés dans le cadre professionnel par l’ancien collaborateur du président pour obtenir certains avantages.
Quelques dizaines de milliers de personnes ont manifesté lors du 17e acte des gilets jaunes le 9 mars. À Paris, les cortèges ont accueilli militants du climat et assistantes maternelles. Tous veulent croire que la mobilisation du 16 mars – marche pour le climat et clôture du grand débat voulu par Emmanuel Macron –, marquera un « tournant » dans la mobilisation.
Le conseiller spécial d’Emmanuel Macron a reconnu avoir organisé la diffusion d’images visant à légitimer les violences d’Alexandre Benalla le 1er Mai. Selon Le Monde, Ismaël Emelien a déclaré à la police des polices qu’il ignorait alors la provenance des bandes, tirées illégalement de la vidéosurveillance de la préfecture de police de Paris.
Deux pilotes ivoiriens et un mercenaire biélorusse seront jugés aux assises, accusés d’avoir bombardé en 2004 le camp français de Bouaké, en Côte d’Ivoire, causant la mort de neuf militaires français. Mais les commanditaires courent toujours. Et la perspective d’un procès de l’incurie des autorités françaises s’éloigne.
Une semaine jour pour jour après leur placement en détention provisoire, Alexandre Benalla et Vincent Crase ont obtenu, mardi 26 février, leur remise en liberté sur décision de la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris. Le parquet général avait requis le maintien en détention des deux hommes.
L’ancienne ministre de Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy a été mise en examen dans le cadre d’une enquête sur des mouvements de fonds suspects dans plusieurs associations de Saint-Jean-de-Luz.
La commission d’enquête du Sénat sur l’affaire Benalla a rendu, mercredi 20 février, un rapport accablant de 120 pages. Les sénateurs mettent en cause des responsables de l’Élysée.
Les juges d’instruction chargés de l’enquête sur les violences du 1er Mai ont estimé que les deux anciens collaborateurs d’Emmanuel Macron avaient violé leur contrôle judiciaire en se rencontrant le 26 juillet 2018, quatre jours seulement après leur mise en examen.
Alors que les auditions s’enchaînent dans l’enquête sur l’affaire des contrats russes d’Alexandre Benalla, Mediapart dresse le portrait des deux oligarques au cœur du dossier, Iskander Makhmudov et Farkhad Akhmedov. Des milliardaires soutiens du régime de Poutine, à l’ombre duquel ils ont fait fortune dans des secteurs stratégiques.
Le syndicat de police Vigi, partie civile dans le dossier Benalla, dénonce de multiples anomalies dans la conduite de l’enquête judiciaire et la trop grande proximité entre le procureur de Paris et le pouvoir politique. Il réclame le dépaysement du dossier.
Une nouvelle enquête de Mediapart permet aujourd’hui d’affirmer, preuves à l’appui, qu’Alexandre Benalla a bien été l’architecte, depuis l’Élysée, d’un contrat sécuritaire avec un proche de Poutine, soupçonné de liens mafieux. L’ancien conseiller de Macron a également fait affaire, en décembre dernier, avec un second oligarque russe. Au total, ces contrats s’élèvent à 2,2 millions d’euros. Une partie des fonds a été perçue par Benalla au Maroc.
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Depuis deux ans et demi, la commission de contrôle de l’élection présidentielle refuse de transmettre les documents relatifs à la censure d’articles de Mediapart en 2022. Après une longue bataille administrative, le Conseil d’État vient de nous donner raison dans un arrêt à la portée importante pour la liberté d’information.
L’agence nationale refusait de communiquer à Mediapart les contrats liés aux commandes de masques pendant la crise de sanitaire en se retranchant derrière le « secret des affaires ». La CADA vient de lui donner tort.
Lucio Urtubia est décédé le 18 juillet à Paris à l’âge de 89 ans. Après avoir fui le franquisme, ce militant libertaire, maçon le jour, a consacré ses nuits et week-end à confectionner des faux papiers et documents bancaires pour aider les peuples opprimés.
L’annonce du procès à venir du maire de Tarbes n’a pas été relayée par la presse locale. Un choix que le chef de La Nouvelle République des Pyrénées a justifié en indiquant que l’information, révélée par Mediapart, était fausse. Il a menti. Quand nous l’avons appelé, le journaliste, dont la fille est numéro 2 sur la liste du maire sortant, a avoué qu’il n’avait même pas lu notre article.
L'Institut supérieur de commerce international de Dunkerque - Côte d’Opale et le site « Paradis fiscaux et judiciaires » organisent le 21 mars un colloque sur les paradis fiscaux à l'Assemblée nationale.