Faits-diversier spécialisé autrefois dans la couverture du grand-banditisme, je me concentre par la force des choses, désormais, sur les affaires de terrorisme. Parfois, les deux matières se rejoignent.
Auteur d'Antonio Ferrara, le roi de la belle (avec Brendan Kemmet, au cherche-midi), de La face cachée de Franck Ribéry (avec Gilles Verdez, aux éditions du Moment), de Moi, Iranien, espion de la CIA et du Mossad (avec Djahanshah Bakhtiar, aux éditions du Moment), de Renault, nid d'espions (éditions du Moment, puis réédité par HarperCollins), de Femmes de djihadistes (Fayard), de Les espions de la terreur (HarperCollins), de Vendredi 13 (HarperCollins).
Déclaration d’intérêts
Par souci de transparence vis-à-vis de ses lecteurs, les journalistes de Mediapart remplissent et rendent publique depuis 2018 une déclaration d’intérêts sur le modèle de celle remplie par les parlementaires et les hauts-fonctionnaires auprès de la Haute autorité de la transparence et de la vie publique (HATVP), instance créée en 2014 après les révélations de Mediapart sur l’affaire Cahuzac.
Le trafic d’armes et l’idéologie néonazie d’un jeune militaire et d’un policier à la retraite étaient connus de leurs collègues, sans que cela fasse réagir leurs administrations respectives. Sur les douze attentats d’extrême droite déjoués depuis 2017, c’est le septième à impliquer des membres des forces de sécurité.
Un jeune militaire et un policier retraité sont suspectés d’avoir conduit un trafic d’armes à destination de divers membres de l’extrême droite. 89 armes ont été saisies et une dizaine d’acheteurs ont été identifiés. Parmi eux, un adolescent proche du groupuscule Division Martel et une figure de La Manif pour tous.
Dans le XIXe arrondissement de Paris, le 12 décembre, un équipage de la BRAV-M, unité de police à moto, a percuté un homme. Grièvement blessé, il est décédé. Le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire pour déterminer les circonstances de cet accident mortel et la responsabilité des policiers.
Condamné en 2018 pour association de malfaiteurs terroriste, Armand Rajabpour-Miyandoab avait été en contact avec les tueurs des policiers de Magnanville et du père Hamel. Puis, après sa sortie de prison, avec celui de Samuel Paty. Il a pourtant réussi à convaincre de son retour dans le droit chemin, bien que certains, chargés de sa réinsertion, confient aujourd’hui à Mediapart en avoir toujours douté.
L’action planifiée par l’extrême droite a été arrêtée par les CRS. Le coordinateur opérationnel sur le terrain, le néonazi Léo Rivière-Prost, alias « Gros Lardon », s’était déjà fait remarquer pour ses négligences dans de précédentes exactions.
La section rennaise de l’Action française s’est émancipée du mouvement royaliste pour se rapprocher de l’ultradroite néonazie et participer aux récentes exactions commises en Bretagne. Les services de renseignement étaient aux premières loges.
L’action coordonnée dans le quartier de la Monnaie à Romans-sur-Isère apporte la preuve que la jeune garde de l’extrême droite n’hésite plus à se réunir, malgré la distance. Mais pour se rassembler, les militants racistes sont obligés de communiquer, ce qui facilite leur détection.
Quatre hommes de 17 à 58 ans suspectés d’appartenir à l’ultradroite ont été mis en examen et écroués, vendredi, pour « association de malfaiteurs terroriste criminelle » et « trafic d’armes ».
Après l’affaire des étoiles de David tagués en région parisienne, trois experts décryptent pour Mediapart ce qui est un moyen très classique de propagande russe depuis près d’un siècle : attiser l’antisémitisme au sein de la population d’un pays ciblé.
Trois personnes ont été légèrement blessées, samedi 11 novembre, dans la soirée, à Lyon, lorsque des militants d’ultradroite ont tenté de s’introduire par la force dans une conférence sur la Palestine. Un militant d’ultradroite a été interpellé.
Viginum, le service de vigilance contre les ingérences numériques étrangères, a détecté 1 095 bots, ayant publié 2 589 posts sur le réseau social X, pour alimenter la polémique liée aux étoiles de David taguées. L’État s’apprête à dénoncer « une ingérence numérique russe ».
Après la découverte des pochoirs sur les murs de bâtiments situés en région parisienne, l’enquête s’oriente sur la piste d’un commanditaire basé à l’étranger. Reste à déterminer le mobile, acte antisémite ou non, et une éventuelle tentative d’ingérence d’un État comme la Russie.
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Bernard Cazeneuve fustige volontiers ceux qui critiquent « sans la moindre analyse » les « failles » des services de renseignement. N’en déplaise au ministre de l’intérieur, il existe bien un souci du côté de notre contre-espionnage.