Jean Meckert chez Gallimard: de la Blanche à la Noire

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Jean Meckert n'est pas l'homme des choix faciles. C'est en pleine Occupation qu'il décide, après les bonnes critiques de ses deux premiers romans parus dans la collection blanche de Gallimard, de ne vivre que de sa plume. Mais dès 1950, Meckert constate que « dans ce monde fermé [de la littérature], on ne peut entrer qu'en courbant l'échine ». 

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Au sortir de la Seconde Guerre mondiale, Meckert peut se croire libéré de l'aliénation des petits boulots et de l'angoisse du chômage qui ont miné sa vie jusque-là. Son troisième roman, La Lucarne, est publié par Gallimard en 1945. Cette guerre qu'il a commencée comme soldat, il l'a terminée comme maquisard dans la forêt d'Othe, entre Bourgogne et Champagne. Ce qu'il a vu de la Résistance l'a inquiété. Règlements de comptes, combats de chefs, violence gratuite, arrogance des résistants de la vingt-cinquième heure.