« Les Filles du coin » : exister, mais pas trop

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La riche enquête sur les jeunes filles en milieu rural de la sociologue Yaëlle Amsellem-Mainguy explore l’ordinaire de leurs occupations, la construction de leur intimité dans un petit monde où tout se sait, et les ressorts de leur effacement social. 

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«Quand on dit : “Les jeunes” […] en fait, c’est vrai qu’on pense d’abord aux garçons d’ici. Nous, ben, on n’a pas grand-chose à faire. » Dans les villages des Ardennes ou des Deux-Sèvres, peu de chances de croiser des bandes de filles discutant autour d’une moto ou sur le banc d’un arrêt de bus. La probabilité est faible, également, de les trouver sur les terrains de foot disputant des championnats, ou de les voir investir les bistrots du coin.