Les ambivalences du combat des pieds-noirs

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Après avoir répertorié dans le premier volet de la série “Algérie française : les retours du refoulé” les signes d'une insidieuse réhabilitation de l'OAS, ce second volet s'attache à l'identité pied-noir : un double sentiment d'abandon par de Gaulle puis par la France, que les bataillons d'Afrique ont libérée en 1945. Même si l'on n’est parfois pas loin du mythe.

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« À lire une certaine presse, il semblerait vraiment que l'Algérie soit peuplée d'un million de colons à cravache et à cigare, montés sur Cadillac », écrivait Albert Camus dans L'Express le 21 octobre 1955. Les sept années de guerre qui ont suivi n'ont fait que renforcer l'incompréhension mutuelle entre les Français d'Algérie et leurs compatriotes de métropole. Les hommages publics à l'OAS sur le littoral méditerranéen montrent qu'elle a persisté jusqu'à nos jours : indécents et scandaleux pour l'immense majorité, justes et mérités pour une fraction influente des pieds-noirs. Pour comprendre les origines de ce fossé d'incompréhension, il faut se pencher sur l'histoire dramatique de la fin de l'Algérie française, qui suscita chez une part importante et sans doute majoritaire des rapatriés un sentiment viscéral d'abandon par la France et ses gouvernements successifs, sentiment qui les conduisit à soutenir massivement l'OAS. (Voir un extrait de journal télévisé, sur le site de l'Ina.)