Euro : la cinglante défaite de Mario Draghi

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Les marchés financiers attendaient beaucoup trop de la Banque centrale européenne (BCE), après la déclaration de son président, la semaine dernière. Mais la déception est au-delà de toutes les prévisions : Mario Draghi n’a pas réussi à infléchir la politique orthodoxe de la Banque centrale imposée par Berlin. La crise de l’euro repart de plus belle.

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Mario Draghi ne pouvait que décevoir. Les attentes et les spéculations étaient trop fortes, depuis que le président de la Banque centrale européenne (BCE) avait lancé, à Londres la semaine dernière, « être prêt à tout » pour défendre l’euro. En quelques jours, la monnaie unique était passée de 1,20 à 1,23 dollar, les marchés boursiers étaient montés de plus 8 %, les taux des dettes espagnoles et italiennes s’étaient détendus. Tout cela allait trop vite, trop fort, avaient averti certains observateurs, depuis le début de la semaine, mettant en garde contre « l’irrationnelle exubérance des marchés ». La BCE ne pourrait jamais répondre à toutes ces attentes, avaient-ils prévenu, rappelant à ceux qui se mettaient à rêver qu’elle ne pourrait jamais, compte tenu de ses statuts, avoir la même action que la Réserve fédérale américaine.