Vincent et les «petites caisses» du Luxembourg

Vincent Bolloré a deux métiers : industriel et financier. Il préfère de loin le second. Certains de ses coups financiers – Bouygues, Lazard, Vallourec – sont devenus légendaires. Pourtant, les formidables plus-values réalisées n'apparaissent que très peu dans les comptes de son groupe. Tout se passe ailleurs, de préférence au Luxembourg. L'argent qu'il a accumulé lui a servi en priorité à racheter tout le contrôle de son groupe. Désormais, Vincent Bolloré est seul maître à bord.

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Vincent Bolloré l'a toujours affirmé : il a deux métiers. Le premier, c'est celui d'industriel qu'il exerce depuis qu'il a repris l'entreprise papetière familiale en 1981. Le second, c'est celui de financier. Il le préfère de loin au premier. Il est vrai qu'il y excelle. Il est capable de mener des Blitzkrieg boursiers qui étonnent et terrorisent ses pairs. Même si la crise, en ce moment, paralyse un peu ses initiatives.

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