Dans les brouillards du Liechtenstein

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Il y a un an, une enquête était déclenchée en France sur 92 exilés fiscaux au Liechtenstein. Les actionnaires du groupe Bolloré-Rivaud en font-ils partie? Peut-être. Les familles Fabri et de Ribes, actionnaires historiques du groupe Rivaud, comme le prouvent nos documents, ont depuis des années trouvé refuge dans la principauté, classée par l'OCDE comme une place financière «non coopérative». Vincent Bolloré jure qu'il n'est pas partie prenante à cet incroyable écheveau de trusts. Mais il n'ignore rien de leur existence. Mediapart publie quelques documents, jusqu'alors inaccessibles, de ces trusts si bien cachés.

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L'épisode a été oublié, tant les événements financiers se sont précipités. Il date pourtant d'un an tout juste. En février 2008, un salarié bancaire déclenche le scandale du Liechtenstein et une vraie crise entre l'Allemagne et cette principauté. Contre la somme de 700.000 dollars, il accepte de livrer au fisc allemand un cédérom sur lequel figurent des centaines de noms. La plupart sont des étrangers : fuyant les rigueurs fiscales de leur pays, de riches clients ont trouvé refuge dans ce paradis fiscal, jugé comme un des plus opaques par l'OCDE.