Crise de la presse: laissez venir à nous les gros sous

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Il y a deux ans, Mediapart claquait la porte des états généraux de la presse initiés par Nicolas Sarkozy. Deux ans plus tard, que reste-t-il des promesses présidentielles? Une crise qui s'aggrave et une dépendance toujours plus grave de la presse à l'affût d'aides publiques qui dépassent le milliard d'euros! Deuxième volet de notre enquête.

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Le chiffre ferait bondir n'importe quel comptable: 10% du chiffre d'affaires annuel de la presse – 1 milliard d'euros sur 10 milliards et pour 50.000 personnes employées – viennent de l'aide de l'Etat. C'est une exception dans toute l'Europe: ni l'Allemagne ni l'Espagne ni le Royaume-Uni ni la Suisse n'accordent la moindre aide directe à la presse. En France s'empilent sans cohérence les aides postales, celles au portage, celles qui doivent aider à la reconversion ou au départ des ouvriers du Livre, la subvention à l'exploitation de l'AFP, l'aide à la diffusion à l'étranger, celle pour les journaux qui ont peu de publicité, etc.