Benjamin Coriat: «L’âge de l’anthropocène, c’est celui du retour aux biens communs»

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La pandémie de Covid-19 traduit l’entrée brutale dans l’ère de l’anthropocène, celle des grandes ruptures marquées par les changements climatiques et les risques sanitaires à échelle mondiale. De nouvelles politiques publiques s’imposent pour l’économiste Benjamin Coriat.

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Jamais l’humanité n’avait connu un tel événement : quelque quatre milliards de personnes dans le monde se sont retrouvées en même temps placées en confinement. Il y avait eu plusieurs alertes par le passé : le VIH, le Sars, Ebola. Mais avec la pandémie de Covid-19, nous entrons dans une nouvelle ère, prévient l’économiste Benjamin Coriat. Dans une longue tribune publiée sur le blog des Économistes atterrés, il alerte sur les menaces nouvelles qui pèsent sur l’humanité. L’anthropocène, ou plutôt le « capitalocène » comme il l’écrit, qui a conduit à une destruction massive de la planète par un système économique à la recherche du profit à court terme, expose l’ensemble de la planète aux risques de changement climatique mais aussi de pandémies et d’épidémies à répétition.