Fraudes au chômage partiel: le contrôle impossible

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Le dispositif de soutien aux entreprises aura coûté 30 milliards d’euros en 2020. Des centaines de millions auraient pu être économisés avec de meilleurs contrôles. Mais le système, simplifié au maximum, est extrêmement vulnérable aux escroqueries.

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C’est devenu un passage obligé des interventions gouvernementales. Lorsqu’ils évoquent la situation économique et sociale déclenchée par la pandémie de Covid-19, les ministres se félicitent immanquablement de l’utilisation très large du chômage partiel, réponse indéniablement efficace pour éviter les licenciements trop massifs – au moins sur le court terme. Au plus fort de la crise en avril, 8,6 millions de salariés ont bénéficié de ce dispositif, qui leur permet de voir 84 % de leur salaire net pris en charge par l’État (100 % au niveau du Smic). En août, selon les derniers chiffres du ministère du travail, 1,3 million de salariés étaient encore concernés.