Le Smic est en berne, le CAC 40 est à la fête

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Le Smic est revalorisé à compter du 1er janvier, mais seulement du montant résultant de l’obligation légale. À l’instar de Nicolas Sarkozy, François Hollande a renoncé à tout coup de pouce durant son quinquennat. Les rémunérations des PDG du CAC 40 continuent, elles, de flamber. Deux évolutions qui soulignent les dérives d’un capitalisme de plus en plus dérégulé.

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C’est devenu une habitude depuis dix ans : d’abord sous la présidence de Nicolas Sarkozy, puis sous celle de François Hollande, le salaire minimum interprofessionnel de croissance (Smic) est chaque année revalorisé du montant correspondant à l’obligation légale, mais sans jamais plus bénéficier de coup de pouce. Ce sera donc de nouveau le cas ce 1er janvier 2017 : le Smic ne progressera que d’un montant dérisoire. Ce fameux salaire minimum prend d’ailleurs valeur de symbole : il résume à lui seul le caractère très antisocial du quinquennat crépusculaire qui est en train de se clore, très favorable aux hauts revenus, mais dur pour les plus modestes.