Les sols du Mercantour toujours contaminés par Tchernobyl

Le laboratoire de la Commission de recherche et d’information indépendantes sur la radioactivité a procédé, les 5 et 6 juillet, à des mesures dans les Alpes du Sud afin d’étudier l’évolution de la contamination résiduelle par les retombées consécutives à la catastrophe de Tchernobyl.

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Selon une étude de la Commission de recherche et d'information indépendantes sur la radioactivité (CRIIRAD), les nouvelles mesures, réalisées dans le secteur du col de la Bonette-Restefond, à la frontière entre les départements des Alpes-Maritimes et des Alpes-de-Haute-Provence, montrent que « le niveau de radiation est toujours plus de deux fois supérieur à la normale » à « un mètre du sol ». « Ces forts niveaux de rayonnement sont dus à la contamination résiduelle des sols par le césium 137 imputable principalement aux retombées de la catastrophe de Tchernobyl (en 1986) », assure la CRIIRAD. « Le métal radioactif qui s’est déposé sur de vastes étendues a pu être redistribué et induire de très fortes accumulations. Les niveaux de radiation au contact du sol dépassent toujours, sur les zones d’accumulation, des valeurs plusieurs dizaines de fois, voire plus de 100 fois supérieures, au niveau naturel. Le fait de bivouaquer 2 heures sur certaines de ces zones induit toujours en 2015 une exposition non négligeable (débit de dose de 5 μSv/h au contact du sol », ajoute la CRIIRAD.