Au procès de Bure, le pouvoir du silence

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Dialogue de sourds lors du deuxième jour d’audience des militant·e·s anti-nucléaires : le juge d’instruction répond peu aux questions de la défense, le procureur de la République ne parle presque pas. Et un témoin s'indigne : « Jamais on n'a été écoutés. »

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Bar-le-Duc (Meuse)-. Le micro ne marche pas bien et les questions restent parfois étouffées derrière les masques anti-Covid. Alors le témoin posté à la barre se retourne vers les avocat·e·s des prévenu·e·s et les fait répéter. Sa réponse varie peu pourtant, malgré une heure de face-à-face : « Je ne commenterai pas mon ordonnance de renvoi. » Alors un silence de plusieurs secondes s’installe. C’est ce qu’on appelle un dialogue de sourds.