Du Larzac à la politique, les différents visages de José Bové

Par Romain Gruffaz

Icône de nombreux combats, José Bové est aujourd’hui loin de faire l’unanimité sur le Larzac comme au sein de la Confédération paysanne, syndicat dont il fut l’un des créateurs. Aux dernières régionales, son soutien à la socialiste Carole Delga a suscité l’incompréhension.

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Cinquante ans après le début de la lutte pacifique à laquelle il servit de théâtre, entre les défenseurs de l’agrandissement du camp de La Cavalerie et leurs opposants, le plateau du Larzac ne donne pas le sentiment d’avoir radicalement évolué : les chaos rocheux parsèment et dominent toujours cette terre pauvre peuplée de brebis ; les militaires, dont l’identité n’est plus la même, sont restés dans le périmètre qui leur était imparti ; et les habitants, qu’ils soient agriculteurs ou pas, continuent de protéger et de faire vivre ce lieu à l’atmosphère particulière.

Pourtant, à y regarder de plus près, certaines choses ont bel et bien changé sur ce territoire, et notamment la façon dont José Bové, qui y trouva là son deuxième lieu de naissance, y est perçu. Figure incontournable de la lutte contre l’État et l’armée, et, par la suite, de celles contre la « malbouffe », la mondialisation ou les OGM (organismes génétiquement modifiés), il n’y jouit plus de la même aura qu’auparavant, lui qui avait rejoint ce causse pour défendre le monde paysan, mais également par conviction antimilitariste.

« J’ai connu la lutte grâce aux mouvements non violents de fin 1970, début 1971, et avec des amis objecteurs de conscience, on a créé un groupe de soutien au Larzac en 1971-1972, raconte-t-il à Mediapart. On a commencé par pas mal de manifs et, fin juin 1973, on est allés sur le plateau pour participer à la construction illégale de la bergerie de La Blaquière, qui était financée par le refus de l'impôt [les contribuables étaient invités à consacrer au soutien de la lutte les 3 % de l’impôt sur le revenu destinés au financement de la Défense nationale – ndlr]. »

Séduit par la perspective d’allier « un mouvement social basé sur la non-violence » à « une installation comme paysan », le natif de Talence, en Gironde, posa ensuite définitivement ses valises dans le hameau de Montredon en 1976, à l’âge de 23 ans, avec sa femme de l’époque. « Des bâtiments situés à 800 mètres du camp, vendus à l’armée par des propriétaires qui n’étaient pas des gens du coin et qui se livraient à de la spéculation. » Très actif sur le front de la lutte, il se fit rapidement remarquer.

« C'était un insolent, témoigne l’artiste Élisabeth Baillon, responsable de 1982 à 1991 de l’écomusée du Larzac, actrice de la lutte et proche de Bové à l’époque, par l’intermédiaire de son ancien époux, Claude. Quand on a campé sous la tour Eiffel (en novembre 1980), il a dormi dans un panier à salade avec mon ex-mari. Il fumait la pipe et envoyait sa fumée sur les policiers. C’était un type frondeur mais qui respectait les chefs, et notamment Guy Tarlier [la clé de voûte du mouvement d’opposition à l’agrandissement du camp – ndlr]. C’est un homme cultivé également, qui aime Giono, Céline, ce qui n’était pas fréquent sur le Larzac. »

José Bové avec ses brebis sur le Larzac, en 1993. © Jean-Pierre Muller / AFP José Bové avec ses brebis sur le Larzac, en 1993. © Jean-Pierre Muller / AFP
Le projet d’extension du camp militaire abandonné, l’éleveur de brebis laitières n’en continua pas moins de se battre pour ses idées, en s’impliquant notamment fortement dans le syndicalisme agricole et en détrônant l’hégémonique FNSEA (Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles).

Un premier élément déclencheur avait provoqué le départ de Bové et de quelques autres des Jeunes Agriculteurs – une branche de la FNSEA – début 1981, lorsque le syndicat historique, en accord avec la chambre d’agriculture de l’Aveyron, avait validé une mini-extension du camp de La Cavalerie. S’ensuivit tout un travail autour de la création d’un mouvement dont les principales caractéristiques étaient de « remettre en cause le modèle d’agriculture productiviste et le poids des banques » et de « réfléchir sur la question du foncier », raconte José Bové.

La victoire du camp socialiste en 1981 lui apportera un coup de pouce. Édith Cresson, ministre de l’agriculture au début du premier septennat Mitterrand, prit en effet la décision de reconnaître le pluralisme syndical dans ce secteur. Le processus suivit son cours et aboutit, en 1987, à la naissance de la Confédération paysanne, résultat de la fusion de la CNSTP (Confédération nationale des syndicats de travailleurs paysans), de la FNSP (Fédération nationale des syndicats paysans), et d’autres syndicats de gauche. Dès le début, la jeune organisation se positionna aux antipodes de la FNSEA, en défendant une agriculture paysanne. Bové en devint le porte-parole national 13 ans plus tard.

« Au travers de ce syndicat, il a voulu montrer avec d’autres, comme Yves Manguy [le premier porte-parole de la Confédération paysanne, de 1987 à 1989 – ndlr], qu’un autre monde était possible, notamment grâce à un modèle agricole différent de celui de la FNSEA, qui allait déjà dans le mur », souligne Sébastien Persec, porte-parole actuel du syndicat dans l’Aveyron, après avoir effectué déjà deux mandats dans les années 2000.

« Même si je ne veux pas blesser les autres, on lui doit le rayonnement qu’a pu avoir la Conf’ à un certain moment, assure Laurent Reversat, éleveur de brebis laitières installé dans la partie nord-est du plateau et membre de l’organisation, dont il fut co-porte-parole départemental de 2013 à 2018. C’est mon ami, et j’espère être le sien, je l’admire pour ce qu’il a fait, pour son œuvre au monde. Il a donné un formidable coup de projecteur sur les causes que nous défendons et a été l’un des grands artisans de la victoire contre les OGM. »

Comme l’abandon de l’extension du camp militaire, cette dernière fut obtenue après une longue lutte – notamment face au géant américain Monsanto –, et là encore grâce à des opérations médiatiques telles que le fauchage de plants de maïs transgénique à Menville, en Haute-Garonne (en 2004), ou de riz transgénique dans un centre de recherche de Montpellier, dans l’Hérault (en 1999). Des actions qui lui valurent poursuites et condamnations judiciaires (respectivement quatre et six mois de prison ferme, en 2003 et 2005, ainsi que le paiement de dommages et intérêts), tout comme le démontage du restaurant McDonald’s de Millau, en 1999 (trois mois de prison ferme en 2002).

« Il a fait des choses que je n’ai pas osé faire et a des capacités intellectuelles que je n’ai pas, reconnaît Léon Maillé, son ancien voisin à Montredon. Ses neurones marchent très vite. Quand la juge lui a dit qu’elle le plaçait en détention provisoire après le démontage du McDo, il lui a répondu : “Merci, Madame la juge, vous me faites gagner dix ans.” Sur le coup, elle n’a pas dû comprendre. Elle avait multiplié par cent l’écho que cette affaire allait avoir ! S’il n’y avait pas eu tout ce barouf, il n’y aurait pas eu la chasse aux OGM ni l’interdiction de la recherche et de l’exploitation des gaz de schiste. »

S’il suscita une large adhésion pendant toute cette époque et provoqua une prise de conscience dans la société au sujet de la question de la « malbouffe », José Bové vit ensuite son image changer lorsqu’il entra en politique. « Il n’avait plus le choix, il était arrivé au bout de l’action syndicale », pense Sébastien Persec, éleveur de vaches allaitantes sur le plateau de l’Aubrac, dans le nord de l’Aveyron.

Il a perdu son côté insolent lorsqu’il a été élu au Parlement européen.

Élisabeth Baillon

Cette démarche, qui eut pour point de départ sa candidature à l’élection présidentielle de 2007 (scrutin lors duquel il n’obtint que 1,32 % des suffrages exprimés) et s’est poursuivie avec son élection au Parlement européen, où il siégea de juillet 2009 à juillet 2019 au sein du groupe Europe Écologie-Les Verts, aurait-elle contribué à écorner l’image de l’homme à la pipe et à la moustache, accusé d’avoir un goût trop prononcé pour la lumière ?

« Il ne s’est pas perdu quand il a été élu, coupe Laurent Reversat. On sait ce qu’il a fait au sujet de la précédente PAC (politique agricole commune) et jusqu’au dernier jour de son deuxième mandat, il a œuvré pour peser sur les choix pour la nouvelle, entérinée à Bruxelles au début de l’été. Je suis admiratif de son action publique et de ce qu’il a apporté. »

« L’un des reproches qui sont souvent formulés aux syndicats est de critiquer mais de ne rien proposer. Lui a fait le choix de proposer et je trouve qu’il s’en est relativement bien sorti au Parlement européen », juge Sébastien Persec, rejoint par Morgane Blanc, éleveuse de brebis laitières à Montredon, dans l’ancienne exploitation de Bové : « Je trouve que c’est un très bon homme politique, qui a fait avancer des dossiers. Je suis admirative de ce qu’il a fait. »

« Sa dimension symbolique a fait des envieux parmi les hommes, ce qui explique certaines critiques, analyse de son côté Élisabeth Baillon. Après, José n’aime pas être contesté. C’est l’une de ses deux faiblesses, avec le fait qu’il veuille être aimé. J’ai de la tendresse pour lui mais il est trop flatté, trop entouré, trop protégé, et je trouve qu’il a perdu son côté insolent lorsqu’il a été élu au Parlement européen. On doit se polir mais on peut continuer d’avoir le courage d’être contre ; or lui ne l’a pas eu. Il est devenu un notable et peut avoir un petit côté méprisant. »

José Bové le 10 août 2003, lors du grand rassemblement altermondialiste organisé dans le Larzac. © Eric Cabanis / AFP José Bové le 10 août 2003, lors du grand rassemblement altermondialiste organisé dans le Larzac. © Eric Cabanis / AFP

Si les critiques existent mais restent en majorité modérées, tout du moins en public, certains sont acerbes, comme François Giacobbi, éleveur de brebis à la retraite qui eut Bové comme voisin le plus proche pendant une partie de la lutte et commence ainsi son propos : « Je le connais depuis 1976, soit 45 ans, et ça fait 44 ans et 11 mois que je ne peux pas le saquer car j’ai tout de suite compris quel genre de personnage c’était. »

« C’est quelqu’un d’imbu de lui-même, fier, arrogant et méprisant, ce qui explique qu’il n’ait jamais eu de mandat politique local, développe-t-il. On a essayé de travailler ensemble mais tu ne travailles pas avec José Bové, tu travailles pour José Bové. Devenir député européen était parfait pour lui, il n’avait pas à se mouiller sur le terrain tous les jours. Récemment, il a été interrogé pour un reportage. Il y avait des gens sur la place à Montredon, où il habite, mais lui a été interviewé par le journaliste dans sa maison, sur son balcon. Ce n’est pas neutre, il se place toujours au-dessus des autres. »

Parmi les raisons pouvant expliquer certaines fractures figure également la différence entre les nouvelles générations et celle à laquelle appartient celui qui fut accueilli en véritable héros, le 8 août 2003 au rassemblement altermondialiste sur le Larzac qui réunit entre 200 000 et 300 000 personnes pendant un week-end. Un événement auquel il prit part quelques jours à peine après sa sortie de la prison de Villeneuve-lès-Maguelone (Hérault) et au sujet duquel Sébastien Persec révèle : « S’il n’avait pas été libéré [grâce à un aménagement de peine – ndlr], il était prévu qu’on descende tous le chercher. »

« Lors de certaines réunions de la SCTL [Société civile des terres du Larzac, l’outil de gestion du foncier local, lire notre reportage – ndlr], je me suis mise en colère parce que lui avait l’expérience d’autres sphères, où il faut faire des compromis, alors que je n’en suis pas capable, détaille Morgane Blanc, qui s’est installée dans la ferme de Montredon en 2010, à l’âge de 24 ans. Je ne peux pas faire de concessions sur mes principes ou mes idéaux. Avec d’autres jeunes, on ne comprenait pas ce qu’il y avait derrière certaines de ses positions, et comme on ne voulait pas lâcher, ça le mettait hors de lui. »

Aujourd’hui, Bové, qui fut l’un des architectes de cette SCTL, a pris ses distances : il ne participe plus aux assemblées générales. « Cela fait deux ans qu’on ne l’y voit plus, poursuit l’agricultrice. Il a contribué à la création de la structure et l’a beaucoup portée, en passant 30 ans au conseil de gérance. Pour moi, ce n’est jamais bon de rester aussi longtemps sur un plan démocratique. Il a brimé des gens, n’a peut-être pas été correct avec d’autres. Ce n’est pas forcément sa faute mais plutôt celle du système, qui a permis qu’il reste aussi longtemps. »

Je me suis toujours revendiqué comme radical et pragmatique.

José Bové

Contestée sur le plateau, la figure de Bové l’est aussi au-delà des limites du Larzac, et suscite même de l’hostilité dans le reste du département. « Il a été inspirant à l’époque de la lutte, a réalisé un travail énorme en tant que syndicaliste ou militant anti-OGM, mais à partir du moment où il s’est lancé en politique, ça a foiré », estime Jordi Soulié, qui connaît bien Bové compte tenu de l’amitié qui le lie à son père. Il lui reproche d’avoir mis des bâtons dans les roues de l’« Amassada », un collectif dont il fait partie, qui s’est opposé ces dernières années, sans obtenir gain de cause, à la construction d’un méga-transformateur sur la commune de Saint-Victor-et-Melvieu, en lien avec les éoliennes des alentours.

« José Bové défend l’idée qu’il faut absolument des éoliennes pour sortir du nucléaire, et s’est clairement opposé à tout ce que l’on faisait », enchaîne-t-il, mettant en évidence une source de discorde au sein même de la Confédération paysanne. Certains de ses membres ont en effet pris part à la manifestation d’opposition au projet de méga-transformateur qui s’est tenue début 2017 à Rodez. Trois piñatas y avaient été détruites à coups de bâton. L’une était à l’effigie d’Alain Marc, sénateur de l’Aveyron ; l’autre d’Alain Fauconnier, alors maire de Saint-Affrique et président du Parc naturel régional des Grands Causses ; et la troisième représentait... José Bové.

Comment le principal intéressé, aujourd’hui âgé de 68 ans, accueille-t-il tous ces reproches, lui qui avait déjà dû monter au créneau face à la rumeur selon laquelle il aurait accepté l’arrivée, en 2015, de la Légion étrangère à La Cavalerie en échange d’une prorogation du bail emphytéotique avec l’État sur les terres de la SCTL ?

« J'ai écrit un livre, Hold-up à Bruxelles, dans lequel je raconte mes combats contre les lobbies ; ils n’ont qu’à le lire, répond-il. Je me suis toujours revendiqué comme radical et pragmatique et, pour moi, le Parlement européen est la structure législative la plus intéressante puisqu’elle est élue au suffrage universel à la proportionnelle intégrale. Il n’y a pas de possibilité de majorité unique et chaque texte nécessite donc de discuter avec d’autres groupes politiques pour obtenir une majorité. C’est une pratique qui pourrait donner beaucoup de leçons à la démocratie française où l’on doit être soit d’un côté, soit de l’autre. »

José Bové pendant la campagne des régionales en Occitanie, mai 2021. © Adrien Nowak / Hans Lucas via AFP José Bové pendant la campagne des régionales en Occitanie, mai 2021. © Adrien Nowak / Hans Lucas via AFP

Ces derniers mois, c’est pourtant bien au jeu de la démocratie française que ce passionné de voile s’est prêté, en soutenant la socialiste Carole Delga, réélue triomphalement à la tête du conseil régional d’Occitanie : il figurait en dernière position sur sa liste dans l’Aveyron, laquelle a recueilli 60,15 % des suffrages dans le département. Ce nouvel engagement en a surpris plus d’un, étant donné qu’une candidature écologiste, conduite par Antoine Maurice, était aussi dans la course.

« Autant je suis admirative de José Bové pour ne pas avoir été perverti par le pouvoir, pour être resté fidèle à ses convictions, même s’il n’a pas obtenu grand-chose de ce qu’il voulait au Parlement, autant je suis beaucoup moins fan de ce qu’il a fait en rejoignant Delga, déclare Solveig Letort, candidate EELV dans le canton de Millau-2 aux dernières élections départementales. Il aurait pu soutenir les écolos au premier tour et se rallier au second à Delga, qui ne me convainc pas sur le plan écologique. Certains disent qu’il voulait faire barrage au RN ; très bien, mais pas au premier tour. Au premier tour, on part avec ceux qu’on aime et au second, on s’allie pour empêcher que le RN passe. »

Un point de vue partagé par Sébastien Persec et Jordi Soulié, néanmoins plus offensif : « Son ralliement à Delga, ce n’est juste pas possible, surtout quand il y a une liste écolo. Il a été mis en avant sur l’affiche de campagne des socialistes, comme si les écologistes soutenaient Delga. Pour moi, c’est un coup politique foireux. »

« Je n’ai rien à justifier, réplique l’intéressé. J’ai dit aux écologistes que je ne voyais pas pourquoi, après avoir voté les délibérations à la Région lors de la précédente mandature, il ne fallait pas créer une dynamique collective dès le premier tour. »

Bové invoque, pour expliquer son choix, de fragiles sondages qui avaient donné le Rassemblement national en tête, une hypothèse pourtant bien loin de la réalité des urnes : « Ça m’aurait été insupportable de voir la victoire du RN dans une région telle que l’Occitanie, qui porte d’autres valeurs depuis longtemps, comme celles des luttes viticoles, régionalistes ou ouvrières avec Jaurès. »

Ce scénario ne s’étant pas réalisé – dès le 1er tour, Carole Delga devançait le RN avec plus de 15 points d’écart –, l’homme a largué les amarres de son bateau pour un été en Méditerranée. D’aucuns y verront là une preuve supplémentaire de son éloignement du plateau, ou de sa capacité à bien mener sa barque.

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Cet article est le cinquième d’une série consacrée au 50e anniversaire du début de la lutte sur le plateau du Larzac, co-écrite par Romain Gruffaz et Amélie Poinssot.

Romain Gruffaz est un journaliste basé à Rodez, en Aveyron. Il signe avec cette série sa deuxième collaboration avec Mediapart. Son premier article portait sur la labellisation des couteaux Laguiole.

Pour cet article, Romain Gruffaz s'est rendu sur le plateau fin juin et courant juillet 2021, et il a eu un entretien avec José Bové via Skype le 9 juillet.

Prochain (et dernier) épisode de la série, vendredi 6 août : reportage sur l'héritage protéiforme du causse.