Au congrès du PS, une Europe sans Syriza ni Podemos

Le PS a consacré la première journée de son congrès de Poitiers à l'Europe. Un débat poussif, où les mouvements alternatifs d'Europe du Sud ont à peine été évoqués. En revanche, les dirigeants socialistes ont dîné autour de Manuel Valls en présence de l'ancien premier ministre grec Georges Papandréou.

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Poitiers, de nos envoyés spéciaux.-  La salle est quasi vide. Le débat a commencé légèrement en avance, et s’est terminé plus tôt que prévu. Comme dans un théâtre d’ombres où les débats n’ont guère de sens. Pour l’ouverture de son 77e congrès, ce vendredi 5 juin, le parti socialiste a débattu de l’Europe. Mais une Europe dont Syriza et Podemos sont absents. Le PS a une nouvelle fois célébré la réorientation européenne qu’incarnerait François Hollande. À Bruxelles, la France est pourtant loin de soutenir le gouvernement grec dans ses négociations avec ses créanciers – le pays a décidé de décaler le remboursement d’1,6 milliard de dettes à la fin du mois de juin.