Face au RN, Macron choisit la politique de la terre brûlée

Par

À un an de la présidentielle, le chef de l’État profite des régionales et départementales pour achever les partis d’opposition et s’installer seul face à l’extrême droite. Une stratégie périlleuse qui inquiète jusque dans les rangs de sa majorité.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

«C’est tellement gros que je me demande parfois si ce n’est pas fait exprès. » Cette réflexion, lâchée il y a quelques semaines par un conseiller ministériel, a traversé plus d’un esprit dans la majorité au moment des négociations électorales en Provence-Alpes-Côte d’Azur, dite Région Sud, et du psychodrame qui s’est ensuivi. Même avec le recul, nombre d’élus La République en marche (LREM) ne comprennent toujours pas pourquoi l’exécutif a poussé une alliance dès le premier tour des élections régionales avec le président sortant Les Républicains (LR), Renaud Muselier, au risque de renforcer le candidat du Rassemblement national (RN) Thierry Mariani.