Penelope Fillon ne parle pas. Depuis bientôt trois semaines, et les premières révélations du Canard enchaîné sur son emploi présumé fictif d’attachée parlementaire, la femme de l’ancien premier ministre n’a toujours pas dit un mot. Peut-être n’en a-t-elle pas envie. Peut-être, aussi, n’y a-t-elle pas été autorisée. Car dans le monde de François Fillon, c’est au pater familias, celui qui a « le cuir solide », celui qui n’a « peur de rien », comme il l’a virilement affirmé au meeting de la Villette, de venir au front quand on s’en prend à « sa femme ».