Un aide-soignant en réanimation: «Je suis devenu hypersensible»

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Alors que la pression sur les services de réanimation s’intensifie, Mediapart dresse le portrait des travailleurs de première ligne qui s’y démènent et des métiers invisibles qui s’y exercent. Aujourd’hui, Cédric Artufel, aide-soignant.

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«J’avais raté mon bac et je ne savais pas trop quoi faire. Une de mes tantes, aide-soignante, m’a dit de passer le concours. J’ai réussi et j’ai adoré la formation, puis le métier. Les bonnes notes étaient affectées en réanimation, et les mauvaises à la morgue. Je me suis donc retrouvé en réanimation à la Timone, à Marseille. La réanimation est considérée comme un bon service, car le métier est intéressant, on apprend sans cesse, on a une vraie place, on travaille en binôme avec un infirmier. Dans d’autres services, on peut être davantage cantonnés au ménage et au nettoyage.