Désignée, Eva Joly imprime sa marque à l'écologie politique

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Largement vainqueure (58,16%) du deuxième tour de la primaire de l'écologie politique, face à Nicolas Hulot (41,34%), l'eurodéputée a livré un premier discours offensif, où elle a retrouvé ses thèmes de prédilection, l'éthique et la lutte anticorruption, délaissés ces derniers temps pour un discours plus écolo stricto sensu.

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La scène était sans doute préparée, à destination des photographes et cameramen, mais elle en dit long sur le moment politique. Cécile Duflot et Stéphane Hessel, tous deux mascottes à leur manière d'Europe-Écologie/Les Verts (EELV), et tous deux ayant affiché implicitement ou explicitement leur soutien à Nicolas Hulot, ont tous deux chaussé les lunettes rouges d'Eva Joly. Dans la salle parisienne de la Bellevilloise, mardi après-midi, l'eurodéputée franco-norvégienne a été officiellement investie candidate écologiste à la présidentielle. Son score au deuxième tour de la primaire ne souffre d'aucune contestation et bat en brèche les prédictions médiatico-sondagières d'il y a encore trois semaines. Avec 58,16%, contre 41,34% pour Nicolas Hulot, l'ancienne magistrate remporte une victoire éclatante en s'imposant à un appareil qui ne croyait pas franchement en elle.