Notre dossier : l’affaire Macron-Benalla Analyse

Derrière l’affaire Benalla, la légitimation des violences policières

Plusieurs hauts fonctionnaires jugent « légitimes » les violences commises le 1er mai dernier par l’ex-collaborateur d’Emmanuel Macron et justifient ainsi l’absence de procédure à son encontre. À leurs yeux, le seul problème, c’est qu’il n’était ni policier ni gendarme.

Lénaïg Bredoux et Pascale Pascariello

12 août 2018 à 12h09

La lecture des articles est réservée aux abonné·e·s. Se connecter

Un policier qui frappe un homme, d’abord au niveau de la nuque, puis lui donne un coup de pied dans le ventre alors qu’il est à terre : il s’agit là de violences policières, passibles de poursuites. Certes, ce policier n’en est pas un. Mais avant que le Monde ne révèle le 18 juillet, son identité, Alexandre Benalla était considéré comme un fonctionnaire de police, agissant en toute légalité. Pourtant, aucune poursuite n’a été engagée contre lui. Les raisons ? L’usage disproportionné de la violence est désormais légitimé. C’est ce qui ressort des auditions des différents représentants des forces de l’ordre devant le Sénat et l’Assemblée nationale.

Abonnement mediapart

1€ pour 15 jours

Résiliable en ligne à tout moment

Je m’abonne

L’info part de là


Soutenez un journal 100% indépendant : sans subventions, sans publicités, sans actionnaires

Tirez votre information d’une source de confiance

Accédez en exclusivité aux révélations d’un journal d’investigation

Déjà abonné ?

Mot de passe oublié

À ne pas manquer

France — Enquête
Le « Monsieur sécurité » du groupe LVMH écope de neuf mises en examen
Atteinte à la vie privée, trafic d’influence, violation du secret professionnel... : l’actuel directeur de la protection des actifs et des personnes de la multinationale, Laurent Marcadier, est mis en cause par la justice dans l’affaire Squarcini. Il dément « catégoriquement » tous les faits.
par Fabrice Arfi
Dossier. L’affaire Tapie
Affaire Tapie : radiographie d’une escroquerie au cœur de l’État
Mediapart publie l’intégralité de l'arrêt de la cour d’appel de Paris qui décrypte la mécanique de l’escroquerie ayant permis à Bernard Tapie d’empocher frauduleusement 403 millions d’euros. Les magistrats résument le scandale d’une formule choc : « Les intérêts de M. Tapie étaient pris en considération au plus haut niveau de l’État. »
par Laurent Mauduit
Politique
Gauches : comment reprendre la main pour 2022 ?
Échaudées par les tentatives ratées de « triangulation » dans leurs propres rangs, et encouragées par l’actualité, les gauches recentrent leur discours sur le social. Mais se faire entendre reste une gageure dans un paysage médiatico-politique saturé par les thématiques identitaires.
par Mathilde Goanec et Pauline Graulle
Gauche(s) — Analyse
Programme présidentiel de Mélenchon : ce qui change, ce qui demeure
Réactualisé à l’aune du quinquennat écoulé, « L’Avenir en commun » est débarrassé des points qui avaient le plus fait polémique en 2017, comme l’hypothèse d’une sortie de l’Union européenne. Pour le reste, la continuité domine : VIe République, planification écologique et partage des richesses.
par Fabien Escalona et Pauline Graulle

Nos émissions

À l'air libre
par à l’air libre
À l'air libre
par à l’air libre
Grand entretien
par Justine Brabant
Ouvrez l’Élysée
par Usul et Ostpolitik