Derrière l’affaire Benalla, la légitimation des violences policières

Plusieurs hauts fonctionnaires jugent « légitimes » les violences commises le 1er mai dernier par l’ex-collaborateur d’Emmanuel Macron et justifient ainsi l’absence de procédure à son encontre. À leurs yeux, le seul problème, c’est qu’il n’était ni policier ni gendarme.

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Un policier qui frappe un homme, d’abord au niveau de la nuque, puis lui donne un coup de pied dans le ventre alors qu’il est à terre : il s’agit là de violences policières, passibles de poursuites. Certes, ce policier n’en est pas un. Mais avant que le Monde ne révèle le 18 juillet, son identité, Alexandre Benalla était considéré comme un fonctionnaire de police, agissant en toute légalité. Pourtant, aucune poursuite n’a été engagée contre lui. Les raisons ? L’usage disproportionné de la violence est désormais légitimé. C’est ce qui ressort des auditions des différents représentants des forces de l’ordre devant le Sénat et l’Assemblée nationale.

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