Monsieur le Président, où est le rêve ?

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Lançant sa campagne présidentielle au Bourget, le 22 janvier, François Hollande promettait de commencer « par le rêve ». Deux mois après son installation à l’Elysée, le 15 mai, c’est l’évocation de ce « rêve français » qui semble tenir d’un éphémère rêve électoral.

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Lançant sa campagne présidentielle au Bourget, en Seine-Saint-Denis, le 22 janvier, François Hollande promettait de commencer « par le rêve », condition pour que la gauche n’échoue pas, une fois encore, face à son adversaire de toujours, « le monde de la finance » (sur Mediapart, le discours est ici et tous les discours du candidat Hollande sont ). Deux mois après son installation à l’Elysée, le 15 mai, c’est l’évocation de ce « rêve français » qui semble tenir d’un éphémère rêve électoral. Au-delà d’un apaisement démocratique bienvenu après une décennie marquée par l’hystérie sarkozyste, aucun signal fort n’a été donné par le nouveau pouvoir socialiste, son président, son gouvernement et sa majorité, dans le sens d’une radicale refondation républicaine autour des idéaux de justice et d’égalité.