Sécurité sociale: Fillon écope

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Face au tollé provoqué par ses propositions sur la Sécurité sociale, François Fillon a tenté de rassurer son propre camp, en supprimant de son projet tout ce qui pouvait ressembler à une privatisation de l’assurance maladie. La semaine du vainqueur de la primaire de la droite et du centre sera consacrée à expliquer ce premier reniement. 

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« Mise au point », « ajustements techniques », « précisions »… À la sortie de la réunion de groupe des Républicains où François Fillon est venu ce mardi 13 décembre expliquer son projet de réforme de la Sécurité sociale, les éléments de langage sont prêts. Pas question évidemment de parler de « recul » pour évoquer la spectaculaire volte-face du candidat sur le sujet, annoncé dans une tribune au Figaro mardi soir. À rebours de son programme initial, François Fillon y assure que « l'assurance maladie obligatoire et universelle, pilier de la solidarité, doit rester le pivot dans le parcours de soins ». Pour répondre aux accusations de privatisation de la Sécurité sociale, le vainqueur de la primaire affirme que l’assurance maladie « continuera à couvrir les soins comme aujourd'hui et même, mieux ». Finie la distinction entre affections graves, relevant de la Sécurité sociale et toutes les autres renvoyées vers les complémentaires privées. Une distinction qui était pourtant le pilier de son projet santé.